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Les Commentaires

Lundi 22 janvier

Bonjour,

Petit moment de réponse à certains commentaires, sans correctrices avec moi...Micaela.

Je vois que Fede suit de très prêt notre blog. Je suis vraiment désolée pour les problèmes contemporains que tu rencontres avec Internet, je ne suis pas la personne la mieux indiquée pour t'aider. Par contre peut-être que l'un de nos blogueur fou peut te donner des pistes pour protéger l'intimité de ta famille. Je penses à Bernardo et à Guy qui sont plus expérimentés dans le domaine...Ce blog accepte avec plaisir le concept d'intercommunication, de libre échange des savoirs et des rencontres (sauf les extraconjugales, nous ne nous porterons pas responsable des possibles déviances).

Pablo n'est actuellemnet pas joignable, il tourne une pub pour déodorant fabriqué à base de "yerba maté" à la Paloma. Je lui transmetterai moi même votre admiration, soyez assuré qu'il en sera fort touché.

Nous sommes très très bien entouré, toute l'équipe est ravie. Sachez que les messages sur le blog font super plaisir, on les attend avec hâte tous les jours, merci encore pour tout votre soutien.

Mic

 

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Rencontres

Samedi 20 janvier.

Nous avons fait la connaissance de Clara hier soir à la répét' de Triniboa. Elle est française, étudiante en ethnomusicologie. Elle est ici pour un travail de DEA. Bien que nos sujets diffèrent, notre terrain est le même, et celui-ci est plutôt petit dans son genre. De belles discussions en perspective.

La journée fut consacrée au repos et aux "pétits troucs" (susdite M. D.D). Après la visite Clara, retour au QG de Triniboa, mais non pas pour une répétition cette fois-ci, mais pour un "asado".

Superbe occasion pour vous présenter un peu la famille Sanchez, Da Costa, Rodriguez. Tout d'abord les Sanchez, honneur aux anciens, ou disons plutôt aux anciennes dans notre cas...

 

La "Tata", 84 ans, nous vous avons déja parlé d'elle. Cette maison est la sienne. C'est tout un personnage, qui vous gronde si elle vous voit faire quelque chose mal. Tout le monde l'adore, elle a énormément d'humour et vit la vie de la "Comparsa" avec chacun de ceux qui passent le pas de sa porte. Elle est la mère de Roberto Sanchez.

 

Roberto a une cinquantaine d'années, on l'appelle "Mac Gyver". Dans "TRINIBOA, la rue est un livre" on le voit fabriquant des tambours. Excellent pédagogue, il a un côté "Schtroumphe grognon" qui lui va très bien. C'est quelqu'un d'extrêmement généreux et surtout très drôle. Il ne perd jamais l'occasion de provoquer les autres pour se marrer en douce de les voir plonger dans son jeu. Il est marié à Cristina Da Costa.

 

Cristina a également une cinquantaine d'années. C'est une femme hyperactive incroyablement gentille et douce. Elle aussi ne perd pas une occasion de se marrer, mais plutôt dans l'intimité familiale. Cristina, selon Micaela, est une femme très passionnée, avec les nerfs et sa sensibilité toujours à fleur de peau. Elle a 4 enfants; deux d'un premier mariage, Orlando et Marceló (l'accent sur le "o" c'est pour les hispanophones, pour qu'ils accentuent à la fin, c'est comme ça qu'ils le prononcent). Marceló vit en Belgique, il est saxophoniste.

Leticia et Nicolas Sanchez sont les deux derniers, deux personnes extraordinaires.

 

Leticia qu'on appelle surtout Leti, a une vingtaine d'années. C'est un "coeur sur pattes" pour Micaela. Elle est la vedette de Triniboa, elle a une grâce unique lorsqu'elle danse. Comme ses parents et ses frères elle est d'une grande générosité et d'un grand sens de l'humour.

 

 

Nicolas est le grand chouchou de Micaela, il a 19 ans, il est trompettiste dans un groupe pop d'ici, "Hecha la madre" (pas sûr de l'orthographe, à confirmer prochainement). C'est un super musicien, très discret, il observe beaucoup, écoute et apprend, c'est l'avantage du plus petit. Nico est aussi un peu le chouchou de William Rodriguez, parce que c'est un garçon réflêchi et déterminé un peu comme lui.

 

 

William Rodriguez, 31 ans, de formation barman, il gagne sa vie en accompagnant avec ses tambours "Los Fatales", un autre groupe à la mode. En 2003 il a décidé de créer une "Comparsa". Quand la question du lieu s'est posée il est allé en parler à sa tante, Cristina. Leurs liens de parenté viennent du père de William et du premier mari de Cristina. L'idée les a enthousiasmés et TRINIBOA est née. C'est une histoire de famille où tout le monde est impliqué, qu'ils le veuillent ou pas. C'est le cas de Johnny, le petit frère de Cristina.

 

 

Aucune idée de l'âge de Johnny, aucune idée de ce qu'il fait, je sais juste qu'il est toujours là pour aider. Pourtant ça n'a pas l'air d'être son truc, mais c'est l'entreprise de la famille, on ne se pose même pas la question.

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Réponses aux commentaires, 19.01.07

 

Merci pour vos encouragements...

Nous avons eu quelques soucis techniques. Aujourd'hui nous sommes à jour et vous allez avoir un peu de lecture et beaucoup de photos !!!

Pas facile la lecture chronologique alors pour ceux qui auraient oublié, la suite de l'histoire se trouve au 11 janv.

Stef nous a fait le plaisir d'apporter l'enregistrement de Godemorning, pour nous en exclusivité à Montevideo. On pensait démarcher quelques bistrots...Pas mal non!

Merci beaucoup pour les commentaires...Encore...Encore...Plus De Commentaires!

A bientôt,

l'Equipe

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Premières Interviews

 

Si vous frappez au 1934 de la rue Yaguari, esq Porongos, dans le quartier Goes et que l'on vous ouvre, voici la première vue de la maison.

Derrière les murs de droite, trois pièces, une salle de bain toilette et enfin la cuisine.

En haut, une pièce et l'accès à l'énorne terrasse qui couvre ce long couloir et le reste.

Des portes énormes, des planchers cassés, beaucoup de lumière...

 

Vendredi 19 janvier

La journée débute vers 13h. Rendez-vous à la Mairie avec William. Destination, la maison de Juan-Carlos. C'est lui qui est chargé de la création des costumes de Triniboa et de 5 autres "Comparsas".

Première interview..."Heu je dirais qu'il va falloir que je me rode un peu avant d'être tout à fait à l'aise". (Commentaire de Micaela).

 

 

 

 

Après ce voyage au pays du tissu, retour au Q.G pour filer un coup de main à finir de peindre les tambours.

 

 

 

Cristina est la co-directrice de la "Comparsa Triniboa" avec William. Ce qu'elle a dans la main c'est un support pour les plumes des danseuses.

 

 

Deuxième interview, "Cuchi"...Micaela l'a rencontré alors qu'il débutait, l'année suivante elle l'a retrouvé en première file des tambours au défilé de "Las LLamadas". C'était intéressant d'avoir son témoignage.

Interview qu'il faudra certainement refaire car les autres percussionnistes arrivent pour la répèt et le chambrent de loin. Mais je retiens de ses paroles quelque chose que nous même nous vivons, " Lo que me enseño el Candombe es la amistad, te permite hacerte pila de amigos". (Ce que j'ai appris du Candombe c'est l'amitié, je me suis fait plein d'amis).

 

La Tata surveille depuis sa  porte la mise en place des musiciens qui traînent peut-être un peu trop selon son goût.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'équipe ayant considéré que Cécile n'apparaissait pas suffisamment, elle a décidé de finir avec une "Spéciale Cécile".

 

 

"Chez Raquel"

"Pensativas"

 

 

 

 

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Au Boulot !

 

15 et 16 Janvier

 

 

 

Lundi, déménagement, mission ramassage de matelas.

 

 

 

Carlos Mara, alias Carli, nous a emmenées dans sa camionnette magique chercher des matelas chez la « Mère Grand », l’occasion d’une petite balade.

 

 

                               (Carlos dit Carli)

 

Ensuite installation, courses et reconnaissance des lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

17 Janvier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tranquillité n’a pas duré longtemps… Mercredi nous sommes retournées au QG de Triniboa avec tout le matos. Au boulot ! Nous n’avons pas lâché William. Paska a pris le temps de poser quelques questions pendant que Cécile et Micaela s’occupaient de leurs prises de vues.

Après dix jours passés à traîner constamment dans le coin, les gens nous connaissent, on est de plus en plus à l’aise. C’est un bon entraînement pour eux comme pour nous pour le jour du défilé.

 

Plus tard William s’est débrouillé pour nous présenter Kanela, grande figure du Carnaval de Montevideo. Un rendez-vous pour un entretien avec lui est prévu prochainement, vous en saurez plus à ce moment là.

 

 

 

Stéphane arrivera comme prévu pile poil pour commencer à bosser sérieusement. (Nous avons peut-être résolu le problème de locomotion, à suivre…).

Cette journée nous a pas mal inspiré. Assis autour de la table de la cuisine, William et Micaela concoctent un petit programme pour les jours à venir. Fini la détente !

 

 

 

18 Janvier.

 

 

Ayè ! On a récupéré notre Surfeur d’Argent, Stefle. Il est d’ailleurs arrivé à l’heure ! Et oui, c’est possible…! Et à peine arrivé, hop, déjà au boulot ! Tests son au Q.G.

 

 

Puis nous avons pris le camion pour rencontrer Gerardo Dorado, alias « El Alemán », chef d’orchestre de la Murga « Falta y Resto ». Nous avons assisté à leur répétition.

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Week-end à l'uruguayenne

                        

                          PABLO

 

 

Fils de Raquel (cf. 11 jan.)

23 ans, gérant d’une superette (admissible à KhoLanta et à l'Ile de la Tentation).

Extrêmement généreux, aime les animaux, le sport et la musique.

Toujours à la recherche d'un nouveau défi, il est prêt à toutes expériences.

 

13 et 14 janvier

 

L’organisation prévue était la suivante : la première semaine nous la passerions chez Raquel et Pablo, afin d’avoir une immersion immédiate. L’adaptation se fit dans la rue. Des heures assises sur le trottoir, à boire du « mate », à discuter. Nous avons assisté à des répétitions musicales, des matchs de foot improvisés , rythmés au son de la « Cumbia » que crachent les vieilles enceintes sorties pour l’occasion.

 

 

 

Des heures également passées à se balader avec Pablo, toujours le sourire aux lèvres quand il s’agit de nous accompagner quelque part, « rambla », « churros », billard, « asado », parc.

Pablo est super généreux, il nous a d’entrée mises à l’aise, ainsi que ses amis.

 

 

                                 

                                    (Javier dit El Locura)

 

                                     (Gaston dit Tonga)

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De fiesta...

Note du technicien : Dorénavant et suite à certaines incohérences relevées dans les dates des articles les plus anciens de ce blog, nous assortirons à chaque nouvelle publication sa date effective à l’intérieur même du texte.

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à la recherche de « Pocho », célèbre fabriquant de Tambores.

Mon frère Federico m’avait dit Que « Pocho » était un copain du Grand-père et qu’une fois, ils étaient allés le voir dans son atelier.

Lundi, notre mission tout en visitant la ville était de trouver « Pocho ».

Dans la rue, nous avons appris d'un épicier que « Pocho » était décédé. Il a ajouté que si ce que nous voulions c’était un fabriquant de Tambours, il en connaissait un.

 L’adresse était celle de Tamborilearte, un atelier de Candombe qui fabrique les percussions et qui a depuis cette année une « Comparsa ». Nous avons cherché, cherché et finalement ce n’est qu'en repartant en bus que nous avons trouvé le lieu en question.

Mais la balade n’a pas été vaine car en cherchant, nous sommes tombées sur un autre fabriquant de Tambores. Juan Carlos, un mec très, très sympa.
Impossible, complètement impossible de vous résumer cette rencontre. Mais nous reparlerons certainement de Juan Carlos. Le soir j’ai pu exposer clairement notre projet et mes intentions, mes demandes et mes propositions. En deux jours il existe déjà une base solide.

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Nous y voici !


Le 8/01/07

Et bien nous y voici ! Nous sommes enfin là, Montevideo...
Nous avons débarqué à 10h du matin, 13h en France. Nous avons un peu traîné devant l'aéroport, histoire de prendre le temps de réaliser, de se rendre compte de ce qui commence.

À 20h, après une balade les tambours sont sortis dans le quartier et nous avons plongé dans notre sujet.

Il faut le vivre, en tout cas nous qui ne connaissons de la rue que l’odeur et le bruit des moteurs, nous serions surpris d’y écouter le battement d’un cœur…

Les idées s'accélèrent, les regards cadrent, les oreilles pensent. Il y a quelque chose d'intéressant dans le candombe de Triniboa cette année, j'espère pouvoir en dire plus bientôt.

Quelques mots échangés avec William, un rendez vous à un moment plus tranquille pour discuter, je retrouve son énergie et je me demande ... Pourquoi ne ferions nous pas la suite du premier ? Je me disais qu'on pourrait à nouveau suivre William, le laisser nous montrer son Candombe. Pas Triniboa, Le Candome Uruguayo qu'il connaît, tout en allant voir d'autres gens. Je sais pas j'en ai parlé aux filles. Elles réfléchissent. C'est un début de réflexion, ça va évoluer au fur et a mesure des jours ...

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L'histoire

Cette histoire débute en janvier 2004 alors que je voyage à Montevideo avec mes deux potes de la fac d'Arts d'Amiens, Julien et Kevin.

Kevin est photographe et Julien un musicien touche à tout. Ils voulaient absolument que ce ne soit pas un voyage de vacances mais que l'on profite pour réaliser un sujet. 


Kevin voulait travailler autour de l'artisanat, le travail des mains. Julien ne parlant pas la langue et étant musicien voulais un sujet en rapport avec la musique. Je n'ai pas eu à réfléchir lontemps pour l'aider. Quelle musique est universelle et ne nécessite pas de mots? La percussion, les tambours. Et qu'y a t'il de plus percussif à Montevideo que le Candombe?

Nous n'avons pas réalisé le sujet de Kevin, malgré quelques tentatives. Mais nous avons vécu une histoire de Candombe extraordinaire.

Nous avons eu la chance de suivre William Rodriguez, le directeur artistique d'une Comparsa, nommée TRINIBOA, qui interprète le Candombe. J'ai alors découvert tout un monde appartenant à ma culture et qui m'était jusque là complétement inconnu.


Au retour, les images exploitables ont été montées avec et grâce à Bernard. Résultat : un documentaire de 25mn dont le titre est « TRINIBOA, la rue est livre » en français et « TRINIBOA, aprender viviendo » en espagnol.

Toujours avec et grâce à Bernard, je l'ai présenté dans diverses manifestations.

Le retour du public et les six mois de vie commune l'année suivante avec TRINIBOA m'ont poussé à approfondir mes recherches pour comprendre d'avantage l'énigme de ce rythme issu du métissage de trois continents, l'Amérique, l'Europe et l'Afrique.

Voilà comment je me retrouve aujourd'hui 16 décembre à vous raconter tout cela...

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piano


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Bienvenue

Pour tous ceux qui voudraient nous suivre durant notre aventure à Montevideo, sans bouger de chez eux ; pour tous ceux qui à juste titre seraient jaloux et voudraient nous le faire savoir, pour tous ceux à qui nous pourrions manquer et qui voudraient par nostalgie revoir nos "tronches", nous avons décidé de créer ce blog. Alors bienvenue à vous et bon séjour ...

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