projetcandombe

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Mardi 6 février

Réponses aux commentaires...

Comme tu peux le voir Aurélie, nous sommes vite de retour... Alors bon mate-clope-blog... Ah pardon, j'ai confondu Aurélie avec Fede, c'est Fede qui parlait d'une blanche colombe... pourquoi est-ce que je les ai confondus ? Bref pardon, Aurélie si tu veux voyager en Uruguay rien ni personne ne t'en empêche.

Vous êtes nombreux à avoir demandé des nouvelles du concours du "Teatro de Verano". Voilà ce qui se passe: il y a de nombreux groupes par cathégorie. Trois groupes passent par soir et s'il pleut on décale au lendemain et tout est décalé d'un jour. Il faut donc attendre la fin du premier tour, qui pour l'instant est prévu pour jeudi, à condition qu'il ne pleuve pas. Nous vous tiendrons informés. TRINIBOA est très préoccupé parce qu'ils ont perdu 12pts, en se retirant 12sec. en retard de la scène. C'est lamentable... Excusez-moi mais c'est nul.

Au fait Guayo, tu peux souhaiter que TRINIBOA gagne et que Contrafarsa aussi gagne puisqu'ils ne concourent pas dans les mêmes catégories... Tout va bien. Soit dit en passant, Contrafarsa n'existe pas cette année. Le "Pitufo" dirige une "Murga" très vieille, et la plupart de Contrafarsa l'ont suivi. Cette Murga s'appelle "Asaltantes con patente".

Je parle ici de "Murga" qui est un autre genre appartenant au Carnaval de Montevideo, à ne pas confondre avec la "Murga argentina" qui est bien plus contemporaine. Il faudrait un autre projet pour vous expliquer, mais en attendant si vous en voulez un petit peu plus...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Murga

Manoeuvre en concert à Toulouse le 9 février, le ProjetCandombe défile "en Las Llamadas" ce même jour. (c'est le jour de Tonton Jorge)!!!!!!

Aline, es-tu Aline Loune ?

Fin des commentaires.

Eh oui ! La pluie devait tomber... Trop chaud, trop de "calor". Toujours pas de voiture, jour ennuyeux, nous avons tourné en rond. La soirée s'est améliorée. Nous avons échangé un morceau de Brel contre un morceau de Silvio... Moi je dis ça se vaut. Qui est Silvio ? Silvio Rodriguez.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Rodriguez

En pleine vénération n'est ce pas ? La technologie au tiers monde... Dictaphone mp3 dans la main de Stefle et les paroles dans les miennes pour Claudio.

 

Balade nocturne en solo...

 

 

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Pourquoi

Lundi 5 février

Interview de Gustavo Goldman, guitariste et musicologue uruguayen, un ami de Leo Masliah. J'ai été extrêmement surprise par son attitude. Un musicologue... j'imaginais le "truc" classique, un prof, les mains et les jambes croisées, des respirations, beaucoup de formel, de l'objectivité... Gustavo est plutôt, absolument l'opposé. 

À la suite de ce que je vous disais sur Gustavo, je communique une pensée destinée à un membre de ma famille, en public parce que la réponse pourraît être intéressante pour vous aussi.

" Mère...pourquoi à chaque fois que je parle avec un uruguayen de quelque chose du pays, il a toujours tendance à le saboter et le mépriser? Pourquoi doivent-ils toujours préférer autre chose qui soit ou de la famille ou étranger?"

 

 

Ce devait être une journée de fête, nous devions récuperer la voiture vers 18h, à 22h William était sous le capot de la voiture avec le mécanicien pour l'aider. Il est reparti à 1h du mat'. Inutile de vous parler de notre déception...

Note de la photographe : ce message est adressé aux personnes que l'on nomme "Dan-Isa-Arl-Gil". Et oui...elle prend toujours des photos de chiottes la p'tite...!! Celle-là rien que pour vous ! Attention, ce message s'autodétruira dans exactement 12 secondes...!

 

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Spécial Baltasar

Dimanche 4 février

Après-midi familiale dans le quartier de Carrasco où vivent ma Grand-mère, mon oncle, sa femme et son fils.

Baltazar a eu une journée éprouvante, en voici quelques images...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La "Dama de la noche". Si quelqu'un connaît cette fleur, qu'il nous donne des infos, ça nous intéresse, merci.

 

Belle soirée après la journée fort fort chaude d'hier, l'orage est tombé, ce soir la nuit sera plus agréable.

Javier

Natalia

 

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Vendredi festif

Samedi 3 février

Grosse journée pour nous hier...(Vendredi 2 février)  Mais tout d'abord quelques réponses.

En effet, le "moi" est de Micaela et le jeu visuel de Cécile. J'écris en fonction du choix des photos que nous faisons ensemble. Les filles relisent et corrigent ensuite. Lorsque quelque chose ne plaît pas, on vire, donc rien n'est écrit à l'insu de leur plein grès...

Les couleurs. Chaque Comparsa a ses couleurs que l'on retrouve sur les drapeaux, les tambours, les maquillages. Guy, le drapeau National de l'Uruguay n'a en effet rien à voir avec le drapeau de TRINIBOA, ni d'aucune autre catégorie du Carnaval de Montevideo.

L'écriture publique est un métier dont je ne maîtrise pas l'art, alors je fais avec ce que j'ai puisque je me suis engagée à vous informer de notre périple. Et avec tout le soutien que vous nous communiquez vous méritez amplement que l'on s"esmere" (s'applique) pour vous. 

J'en profite pour souhaiter la bienvenue à Patrice et Al Guayo.

La journée d'hier fût donc "mouvementée" tout en sachant qu'elle a commencé à 17h, mais s'est terminée à 3h.

J'ai cru comprendre qu'elle avait un peu commencé comme ça pour mes trois fidèles compères. Je vous explique, ils sont partis tous les trois rejoindre TRINIBOA pour les accompagner à "un pique", un "plan musique payé". Et moi je suis allée prêter mes quelques neurones actifs à Leo Masliah pour l'aider à traduire ses chansons. C'est un exercice fort intéressant, la connaissance de la langue ne suffit pas, il faut avoir des notions de métrique et de poésie. Je pense que j'y gagne plus que lui dans cet échange, pour l'expérience que ça représente, mais tant qu'il n'a personne d'autre je ne suis pas complétement inutile...

De chez Leo, je suis allée rejoindre Natalia et Javier à la répétition du spectacle de la Comparsa "Estrellas Negras" que dirige Eduardo Daluz, le père de Javier. C'est là que les autres m'ont rejoint un peu plus tard. Mais avant cela...

TOUTE VOTRE ATTENTION MESSIEURS DAMES, Paska, Cilou et Stefle prennent la plume (pas évident l'écriture collective...) pour vous conter la Fête de Iemanjá, déesse de la Mer, qui se déroule sur la plage Ramirez...

(Tout d'abord, au Q.G, ce fût de l'attente, comme dab, sport national... !! mais on adore ça !! Puis traditionnel transport en camion jusqu'à la plage)

   

  

... où la foule grandissait de minute en minute...

Certains venaient rendre hommage à la mère des "Orishas", emmenant des offrandes à la mer (la tradition veut que l'on sorte de l'eau à reculons, pour ne pas lui tourner le dos), pratiquant des rites.

D'autres venaient simplement profiter de l'ambiance, des concerts...

Les bougies disposées en grand nombre sur le sable font scintiller la plage de milles feux aux couleurs orangées et forment de longs chemins menant jusqu'à la mer. Tout simplement beau...

Lâchés dans la nature par Mica, nous assistons à cette fête religieuse (qui au passage a perdu pas mal de sens) par curiosité et surtout pour soutenir la famille, les nôtres quoi, nos loustics de Triniboa, chez qui on se sent pleinement intégrés.

ROb fait même des poses pour Cilou...

Mais l'homme du jour reste Hector (beau-père de William), qui est aux petits soins pour nous, no más comment, divino !

 

 

Sinon, on reste roots... On a même des poils aux pattes... !!

 

 

Nous laissons TRINIBOA s'endormir...

 

 

 ... et rejoignons Mic, Natalia et Javier, à la répétition de Las Estrellas Negras.

 
  

Eduardo Daluz, Grand du Candombe...

"El Gonchi", autre Grand, l'un des meilleurs "Gramillero". De futures rencontres en perspective, de nouveaux personnages à venir...

 

Aujourd'hui, il fait trop chaud, nous sommes fatigués. Nous attendons des nouvelles de la voiture de William. Elle devait sortir du garage ce matin. Il est possible que nous fassions une pause de quelques jours mais nous vous tiendrons informés.

 

   

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1er tour pour TRINIBOA au concours du "teatro de Verano"

Jeudi 1er Février

 

À cet instant William se prépare à affronter un sale moment. Il est tendu, ce concours c'est un défi, personne ne désire plus fort que lui le prix qui se joue sur la scène du "Teatro de Verano". C'est sa 4ème année en tant que Directeur de TRINIBOA. La première année il a gagné le premier prix pour le défilé d'Inauguration et deuxième prix pour le défilé de las Llamadas. Ainsi il annoncait la couleur, il est là pour gagner... comme tout le monde. La différence que je perçois chez William c'est son envie de surprendre, de révolutionner les choses. Si ses spectacles n'ont pas encore été primés ce n'est pas à cause de leur qualité... je ne sais que vous dire, c'est très étrange ce qui se passe. TRINIBOA est une excellente Comparsa, tout le monde vous le dirait. J'ai participé plus d'une fois à la création et je peux vous dire que ce n'est pas pris à la légère, il y a beaucoup de recherche et d'innovation, alors pourquoi ne passent-ils pas le deuxième tour, je ne comprends pas. Mystère et boule de gomme.

L'Equipe TRINIBOA se prépare, "La Patricia" toujours solidaire, un peu plus loin chez Raquel les maquilleurs travaillent à la chaîne. Ils sont cachés, on ne peut les déranger...

La tension monte, il ne faut pas se planter au "Teatro...", c'est du "Total Live". Les jambes se tendent, et les regards se posent. Ne rien oublier, surtout ne rien oublier parce que ça va très vite. Une fois que le camion démarre on est sur scène pratiquement. On sait que les directeurs sont nerveux, qu'ils courent partout, qu'ils crient, mais il faut garder son calme, sa concentration.

"Borracho pero con flores voy, borracho pero de amores ando. Que será de sus tambores y toditos mis hemanos...". Cette euphorie dans le camion est propre à ce mélange d'excitation et de nerfs qui les anime. Elle nous transporte et nous fait halluciner, nous, voyageurs qui venons de loin et ne portons pas en nous tout le poids de ce travail collectif qui mérite amplement sa récompense.

Quand je viens en Uruguay j'entends souvent les propres Uruguayens se critiquer, "nous sommes râleurs, nous sommes feignants, nous sommes fermés, là-bas en Europe, vous savez vivre..." ah si vous pouviez voir ma tête lorsque j'entends ce genre d'absurdité, j'aimerais leur coller ceci au visage:

 

 

 

 

 

 

 

"Et ça tu le vois ÇA, tu sais qu'il y a ÇA dans ton pays?! Si quelqu'un vient de l'extérieur visiter ton pays, ne lui dis pas que c'est nul, bon sang, valorise le".  SI vous saviez comme je me bats avec ça depuis des années.

C'était une soirée magnifique. Le spectacle de TRINIBOA se déroule sur une place et on y voit défiler différents personnages d'un quartier quelconque de Montevideo. Il y a des personnages amusants et d'autres plutôt émouvants. On touche à certains thèmes fondamentaux comme ceux de la drogue, le jugement par l'apparence, l'union, etc... Je frappe fort des mains, un très grand bravo à TRINIBOA pour tous ses efforts !!!

Un peu à l'uruguayenne, je suis supporter "à mort". Sachez le, l'Uruguayen est toujours supporter de quelque chose ; foot, Carnaval, politique, "big brother"... Le quartier était là aujourd'hui pour soutenir sa Comparsa.

 

Pardonnez-moi cet égarement intime, mais j'aimerais vous raconter quelque chose. Être assise sur les gradins du "Teatro de Verano, avec "un choricito y una coca", à regarder le Carnaval, c'est exactement comme la fameuse et unique "Madeleine de Proust". Ça sentait super bon, les poils s'hérissent, la joie vous ennivre. La tradition veut qu'une fois le spectacle fini, le groupe sorte devant la scène et parcourt les gradins. Ainsi la "hinchada" (les supporters) suit derrière eux et les accompagne jusqu'aux camions derrière le théâtre. Là, une vague d'amour vous transperce, on se félicite, on s'embrasse. Certains pleurent parfois, tellement la tension est forte. Le visage tâché de maquillage je partage leur bonheur, car en définitif je suis là pour les mêmes raisons qu'eux...

 

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Visites

Mercredi 31 Janvier

 

Visite de Clara et de sa soeur Jessica, petit déjeuner débat : "peut-on ou ne peut-on pas ?". On peut bien sûr, on peut toujours...

 

Et ça enchaîne...Visite de Wiiliam pour une petite session dérushage. La qualité de la taille de l'image ne vous permet peut-être pas de distinguer William face à lui même.

 

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Sans photos

Mardi 30 janvier

Le concours du "Teatro de Verano" commence dans quelques jours, la majorité des groupes des différentes catégories travaillent d'arrache-pieds les derniers détails de leur spectacle. C'est pourquoi nous sommes un peu éloignés du Candombe ces jours ci. Les directeurs, les artistes des groupes sont peu disponibles. C'est l'occasion aussi pour nous de prendre un peu de temps pour la logistique, l'organisation de la suite.

Il est important de dissocier dans ce travail, le Candombe et le Carnaval. Si je faisais un documentaire sur le Carnaval, ou même sur le Candombe lors du Carnaval, alors je devrais parcourir toutes les Comparsas, tous les groupes de toutes les catégories... Mieux vaut, il me semble, en tout cas c'est un parti pris, avoir moins de "variété" et plus d'imprégnation. Du fait de suivre TRINIBOA tous les jours depuis que nous sommes là, nous nous sommes intégrés, nous participons au même titre que les autres membres. Et dites-moi si je me trompe mais c'est aussi grâce à ça que vous avez d'aussi belles images ; la confiance, l'intimité... Bref... Mais si bien vous ne les avez pas vu depuis longtemps ils reviennent demain avec leur répétition à 17h, puis repas tous ensemble et ensuite direction le "Teatro de Verano" pour les balances à 3h du mat', car le lendemain ils seront les premiers à présenter leur spectacle. Tiens d'ailleurs comment s'appelle-t-il? Il faut que je demande.

Hasta mañana

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Comme un lundi

Lundi 29 Février

 

Très bien Bernard ta remarque au sujet d'un "TRINIBOA 2" !!! J'y ai beaucoup réfléchi, je me suis demandé si je ne cherchais pas la facilité. Et ça ne me surprend pas que toi aussi tu te poses la question.

Aujourd'hui grosse fin de soirée intellectuelle pour Paska et moi. 18h rencard avec Leo donc, pour une session traduction de la chanson "Je suis un compositeur contemporain", c'était chaud ! Si vous le connaissiez vous comprendriez. Superbe expérience, lui derrière son clavier, à nous jouer les mélodies, nous donner le nombre de syllabes, et Paska et moi à lâcher des possibilités de traduction. Pas facile de faire rentrer les mots dans la musique parfois... Après 3h30 de boulot intense, retour à nos pénates, un bon plat de "capeletis a la caruso" et au lit.

Bonne nuit.

 

 

   

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Week-end éprouvant pour le projet.

Samedi 27 Janvier

Certes cette photo d'une interview de William peut faire penser à un TRINIBOA 2. Pourquoi pas? Mais c'est un petit peu plus complexe que cela. Avant de partir ("il faudra me dire...") il m'est arrivé de dire que je n'avais aucun scénario précis, qu'il m'était impossible de prévoir ce qui allait nous arriver. Je savais clairement que je voulais aller écouter Montevideo me raconter son Candombe. J'ai étudié autant que j'ai pu pour cela et une fois arrivée ici je vois, je vis la situation et là je peux composer. Peut-être suis-je un peu floue? Disons, si je schématise, que j'avais une grosse curiosité, un gros besoin de comprendre ce qu'était le Candombe. Avec William et TRINIBOA je découvre à peine et je mets du temps à prendre conscience qu'il y a là beaucoup plus à savoir. L'Uruguay est différent à chaque voyage, je vous en ai déjà parlé, je ne sais jamais dans quelle situtation je vais trouver mes amis. Je ne pouvais donc rien prévoir à l'avance. Quand j'arrive ici je me retrouve face à William et Javier qui justement sont très investis dans l'idée d'exporter leur culture et de s'ouvrir un peu plus à ce qui se passe ailleurs. Tous deux sont de dignes héritiés du Candombe et leur histoire est à la fois la même tout en étant complètement différente. Ils vont alors nous raconter leur "Tradition Orale de Candombe" et c'est justement ce qui m'intéresse. Que je le raconte de cette façon ou d'une autre l'important est d'arriver à une idée qui est celle que j'ai dans la tête. J'ai la chance d'avoir à mes côtés deux personnes qui ont beaucoup à dire et j'ai, nous avons, très envie de les écouter. "TRINIBOA 2"? Je ne sais pas, peut-être.

 

Vous savez, en réalité s'il s'agissait simplement de savoir ce qu'est le Candombe, rien qu'avec cette photo nous avons la réponse; trois tambours, une danseuse et voilà. Pas plus compliqué, c'est si simple et si mystérieux à la fois.

Si le projet était une voiture, hier nous avons passé la deuxième. Des décisions, des solutions, des remises en questions. Nous vous remercions beaucoup pour vos réactions et nous voici donc de nouveau avec vous pour partager cette grande aventure. Qui sait où cela finira, ni même s'il y aura une fin.

Dans tout les cas nous travaillons avec le meilleur de nous-même, ouvrant grands les yeux, les oreilles pour "en prendre un max". Et le meilleur est encore à venir, ça commence à peine...

 

Dimanche 28 janvier

Comme vous pouvez l'imaginer la nuit fût longue (je vous en prie, pas d' idées mal placées). Je vous présente Léo, en chemise blanche au fond, "cousin" de William. Fils d'un très grand du Candombe; Rodolfo Morandi qui vit actuellement à Toulouse (cf film "TRINIBOA, la rue est un livre" disponible chez tous les bouchers du Département de l'Aisne 02, s'adresser au Dr Blasquier).

Léo est accompagné de William et Nico à droite de la photo et Stefle devant. Je ne vous en dirai pas trop sur ce qui s'est dit ce soir là pour garder un peu de surprise... "Ne pas tout vendre tout de suite".

 

Toutes les photos du dimanche sont de Paska. (et oui...j'ai aussi posé mon dimanche...!! Cilou)

Les yeux encore collés, on déambule.com et on prend le temps de savourer, d'être là. Le réveil doux dans un café donnant sur le marché.

Cécile, Paska et moi avons tout de même eu le courage de nous lever pour aller faire un tour au marché. Rien de tel que la "Feria de Tristan Narvaja" pour se dépayser et se changer un peu les idées. Une très belle journée ensoleillée avec un peu d'air frais. Afin de sortir lègères nous n'avons pas pris le matériel, mais Paska s'est tout de même chargée "du souvenir" avec son p'tit numérique, pour vous.

 

"Bar la petite tortue"...Le temps se suspend...à demain.

 

(PS: Maman, demain Paska et moi on a rendez-vous avec Leo Masliah. www.leomasliah.com. il cherche de l'aide pour traduire ses chansons en français)

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Vendredi 26 janvier

Journée de grève...

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"Desfile Inaugural del Carnaval 2007" et préavis de grève.

Jeudi 25 Janvier

Le premier jour J pour TRINIBOA est arrivé. Je dis le premier parce que deux autres vont suivre : leur première représentation de spectacle pour le concours du "Teatro de Verano", ensuite celui du Défilé de "Las Llamadas" réservé aux "Comparsas" qui interprétent le Candombe.

Tout comme nous avons participé aux préparatifs, nous avons défilé avec TRINIBOA, en tant que membres du groupe à part entière. Nous avons vécu l'attente avec eux, qui fût longue.

 

Les images qui suivent parlent d'elles même...

Cellule de crise au siège du groupe d'édition du blog, les syndicats montent au créneau. En vue d'un manque notoire de parution de commentaires de la part des lecteurs, l'équipe pose un avis de grève pour la journée de demain... à suivre...

PS: Guy comment veux-tu que je demande à Stefle qu'il me montre le 12ème degré en magnitude j'sais pas quoi alors qu'il ne distingue pas sa droite de sa gauche. Cependant, il t'a déniché toute une serie de nouvelles nébuleuses, en réponse à ta requête donc...

 

 

 

 

 

 

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Veille de défilé

Mercredi 24 janvier.

Rien de plus beau qu'une veille et le jour même du défilé...

 

Demain soir TRINIBOA défilera dans la rue "18 de Julio", avec tous les groupes de Carnaval, toutes catégories confondues pour le Défilé d'Inauguration du Carnaval.

Aujourd'hui il restait 80 chapeaux à peindre à la bombe, que nous finirons demain. Nous avons participé aux bricolages de dernière minute. Je savais que TRINIBOA aurait besoin de volontaires, alors nous nous sommes levés tôt pour les rejoindre et les aider. Nous avons même emporté du boulot à la maison, 5 drapeaux à peindre. L'idée est de William. Soucieux de nous voir arriver trop tôt pour aider et qu'au moment de quitter le quartier (vers 22h) pour aller défiler, nous soyons trop fatigués pour apprécier la magie du Carnaval.

Cécile et moi avons peint les chapeaux, chez Raquel. Paska était en face, au QG à peindre des tambours, le rouge de TRINIBOA. Stefle quant à lui était dans un tout autre délire. Avec Pablo (qui a fini de tourner sa pub) et ses amis, il a fait un peu de Zic, sauf que l'ampli avait un problème technique et qu'il fallait bricoler là aussi. C'est ça le tiers monde!...

 

Contrairement à ce que semble montrer la photo, ce n'est pas du tout Pablo qui l'a réparé mais Stefle.

 

Il était prévu qu'il y ait répétition générale pour les tambours et une fois tous rassemblés, William leur a dit de rentrer chez eux, de prendre soin du tambour, de se reposer et de tout donner demain.

 

La soirée pour nous fut donc musicale et fort douce, il fait très chaud en ce moment ici, alors que les températures là-bas chutent.

 

 

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Montevideo

Mardi 23 Janvier

Un bizou pour Guy Marchand... si tu nous lis... on pense à toi Guy !

(Photo Paska)

 

Programme de la journée, faire un tour en ville. Déposer l'appareil photo numérique de Cilou pour un nettoyage de capteur, trouver des miniDV pour Stefle, faire un peu de shopping et boire un coup bien sûr, à la terrasse du "Facal", sur la rue "18 de Julio", en plein centre ville.

 

L'Uruguay est un pays fascinant, comme tout pays peut l'être. Je (Micaela) faisais remarquer aux autres que ce que je trouvais d'intéressant en Uruguay c'est que quelque soit le phénomène que tu veuilles étudier, ça semble vachement accessible parce que le pays n'a que 278 ans. Je ne suis pas très claire. Le pays Uruguay en tant que pays existe depuis 1828, à partir de là on peut dire qu'il se crée une société appelée Uruguayenne. Donc pour n'importe quel cas sociologique en rapport avec une identité ; culturelle, géographique,... il est possible avec un peu de recherche de remonter l'histoire de ce cas. Même si la population est constituée d'un métissage où forcément l'identité explose puisqu'ils étaient principalement originaires du continent africain et du continent européen.

 

Pour moi (toujours moi) chaque voyage à Montevideo est différent. Quand je projette de partir je ne sais jamais dans quel état je vais retrouver le pays. Lors de mon dernier voyage qui a été long, ça n'allait pas fort. C'était en 2004-05, nous n'étions pas encore sortis de la terrible crise de 2002. Les gens pensaient encore à partir en Europe tenter leur chance. Beaucoup d'uruguayens à la rue, un taux de chômage élévé, ou bien des gens enchaînant deux, trois boulots. À la fois, c'était une période d'élections avec la perspective pratiquement acquise d'une victoire pour la Gauche. Donc un certain espoir pour les plus optimistes. La Gauche avec à sa tête Le Dr. Tabare Vazquez a en effet remporté les élections au premier tour. Aujourd'hui, deux ans après, je vois des choses différentes.

Mais attention je ne fais que de la déduction à partir d'observations et de comparaisons.

Une des premières choses que j'ai remarquées c'est de les voir boire du whisky. La dernière fois, s' il y avait du whisky chez quelqu'un ça se gardait pour la "intima" comme on dit ici, le petit coup qu'on partage un peu en cachette avec Le pote, ou Le frangin. Là pas du tout, ils vident, descendent des bouteilles sans soucis. Attention n'allez surtout pas croire que c'est à longueur de journée, tous les jours. Mais quand il y a fête on sort le whisky.

Autre chose. Ici, généralement les gens fument des cigarettes, pas trop de tabac, c'est un truc de vieux... ou plutôt c'était un truc de vieux. Mais à l'époque de la crise, les cigarettes coûtent le double, et là, un sou était un sou ! Alors beaucoup se sont mis au tabac à rouler. Aujourd'hui la plupart sont revenus aux cigarettes sauf une certaine catégorie de jeunes qui ont gardé l'idée et l'on remise au goût du jour. Je me souviens comme il était difficile de trouver du tabac et des feuilles à rouler, maintenant y'en a partout. 

J'ai trouvé les gens plus tranquilles, la situation est toujours difficile au niveau professionnel, mais certaines choses se mettent en place doucement.

En deux ans ça a été le boum du portable ! La dernière fois pratiquement personne n'en possédait et je me souviens que ça me faisait un bien fou de me débarrasser de cet horrible objet antinaturel. Mais voilà qu'aujourd'hui tout le monde, absolument tout le monde en possède un. Pour ceux qui connaissent les personnages d'ici je donne des noms ;

Nico, Pablo, Gonchi, El Tubo, Sergio, nous, Kunta,... Oui nous aussi on a été obligés de s'y plier. Mais ils n'utilisent pratiquement que les "textos", parce que ce n'est pas cher du tout.

J'ai rigolé un jour parce que, assise à la terrasse d'un café, je comparais les espaces fumeurs en France et ici. Un soir, on rentre dans le restaurant "la Pasiva" au coin de la rue "Rivera" et la rue "F. Soca". Instinctivement je dis à Paska et Stefle ; "Soit on fume mais on reste dehors et il fait froid, soit on rentre, il fait bon mais on ne fume pas". On est rentrés au chaud et j'ai oublié. Et puis ce fameux jour je me suis rendu compte que dans un "resto" en France on mangerait au chaud et dans un espace fumeur. Et pourquoi pas ici ? Bon je fais une déduction rapide, sans données réelles, pure supposition. Si une loi passe interdisant de fumer dans les espaces publics, si un espace public possède un espace fumeur c'est qu'il a dû en obtenir le droit, donc le payer puisque rien n'est gratuit. Alors voilà à quoi servent les lois, à alimenter le commerce. Ici comme ils n'ont pas un clopec, on fume dehors. Je testerai d'aller dans un endroit un peu huppé voir s'il y a un espace fumeur. Si je suis à côté de la plaque je vous demande de m'en informer.

Ah oui, autre chose de fort ! Je ne les entends plus autant parler d'argent. Bon je ne pourrais pas vous faire un paragraphe comme celui de l'observation antérieure mais je suis étonnée d'entendre moins de conversations en rapport avec le prix des choses.

Je n'en tire aucunes conclusions parce qu'il y a très peu de temps que nous sommes là et que, si bien l'entourage est varié nous ne rencontrons pas toute la diversité de la population uruguayenne.

 

(Photo Paska)

 

 

Une petite rectification:

Le nom du groupe dans lequel Nico joue de la trompette est "Chala Madre", il existerait trois définitions possible.

. "Chala" c'est le nom que l'on donne ici à la feuille de Cannabis. "Madre" mère.

. "Chala" est également le nom de la feuille qui recouvre l'épi de maïs, comme une mère.

. "Chala Madre" comme diminutif de l'expression grossière "anda a la concha de la madre". Trop vulgaire pour que je vous la traduise, arrangez-vous entre vous.

 

 

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Retour de Javier

Lundi 22 janvier.

Ce matin... ou plutôt cet après-midi, au reveil, nous avions une surprise... Javier est rentré !

Javier DaLuz, c'est chez lui que nous vivons. Il est musicien et compositeur comme son père et comme son grand-père. Les Daluz sont très connus dans le monde du Carnaval.

Javier est un garçon hors du commun, très talentueux, hyperactif et parle extrêmement vite. Il est super content de retrouver du monde chez lui, de pouvoir rencontrer des gens qui viennent d'ailleurs. Il a accroché de suite avec Stef et lui a déjà trouvé un studio pour qu'il puisse enregistrer. Car nous avons la possibilité d'emporter avec nous des compos qui dorment dans les tiroirs parce qu'il est parfois difficile d'avoir accès à un studio.

Sa tchache, son sourire vous donnent envie de passer des heures à parler avec lui, il est d'une curiosité insaciable. Il va passer quelques jours avec nous avant de retourner à Punta del Diablo, petit balnéaire sur la côte en allant vers le Brésil. Lui et sa femme (hé oui désolée, il n'est plus disponible...) y ont ouvert un petit bar.

 

Deux amis musiciens l'ont rejoint aujourd'hui pour aller enregistrer un morceau en studio. Morceau tout frais, tout juste composé par le chanteur Iguazu (celui qui porte un tee-shirt orange), pour la grande, très grande chanteuse uruguayenne Lagrimas Rios qui est décédée il y a peu. Nous avons écouté et profité pour enregistrer en exclusivité ce magnifique hommage.

 

 

La soirée fût douce, la nuit est agréable, rien de tel pour admirer les étoiles depuis la terrasse sur le toit.

 

 

Stef inspiré... Je vous rassure y'a pas de cordes à cette guitare. Vous découvrirez ainsi notre super terrasse.

 

Devinez qui se cache derrière ces silhouettes...

 

Veuillez nous excuser mais il y a eu un oubli de 2 photos pour la journée d'hier. Lorsque nous attendons William et plus tard la silhouette de notre photographe fou (ou folle)...

 

Photos de Paska

 

Bien voilà c'est tout pour aujourd'hui...On s'est pas trop foulés pour le texte mais c'est que parfois y'a pas de mots.

 

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Journée Candombe

Dimanche 21 janvier

 

William nous a enmené faire la connaissance de Roberto Guiri, directeur de la "Comparsa La Gozadera" du quartier Malvin. Nous l'avons interviewé à l'ombre d'un arbre...

 

 

Petite visite de Cécile dans le coin costumes...

 

Plus tard, en fin d'après midi, tradition oblige, c'est dimanche, jour de la sortie des tambours dans leur quartier.

 

 

Nous sommes fidèles à Triniboa. Les "Comparsas, les Murgas, les Parodistas,..." c'est un peu comme des équipes de foot et les jours de match les supporters ne doivent pas manquer l'appel. L'occasion pour Stef de découvrir le Candombe de défilé, celui qui fait vibrer la rue et ses passants.

 

 

Nous sommes partis tôt afin de prendre le temps de visionner les rushs et mettre à jour le blog pour votre plus grand plaisir.

 

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