projetcandombe

Le Retour

Vendredi 16 mars

Je vous pris de nous excuser pour cette semaine d'absence, le retour n'est pas simple à gérer. Je serais bientôt de nouveau avec vous sur ce blog, mais je dois vous demander de patienter, quelques jours de repos et de recul sont nécessaires.

PS: Dekerusa, me interesas mucho, llamame al 06 32 12 09 09 cuando puedas y charlamos. Muchas gracias por tu atencion y decime como llegaste al blog.

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Pluie et Studio

Jeudi 8 mars

Journée de la femme !!!

- " Dis moi Cilou as-tu vécu quoi que ce soit de particulier en cette journée de la femme?

- Pppppfffffffffffffffffffffff hahahahihi..............................................................

-oui moi pareil."

Bref passons aux choses sérieuses. Le voyage tourne légèrement à sa fin mes amis...

-"Chez nous c'était plutôt la journée de l'homme" me répond t-elle après mûre réflexion.

Effectivement, vous le verrez dans les photos, rares sont les femmes qui ont croisées nos vies dans ce projet... Pourtant le pourcentage de femmes est plus important que celui des hommes dans ce pays. Certains affirment même qu'il y aurait 7 femmes pour 1 homme. Qui peut croire ça? Le Candombe est-il un monde d'hommes? Mon amie Clara dans sa recherche pourra peut-être répondre à cette question.

La journée a commencé bien tard. Dans mon sommeil j'entendais la pluie qui ne semblait pas vouloir cesser. Difficile alors de trouver la motivation pour attaquer la journée.

 

 

Mais quelque chose de magique nous attend au studio. C'était la soirée de libre de Miguel Romano, tout le monde devait profiter de sa présence pour enregistrer la batterie.

Bon, "tout le monde", c'était pas non plus le groupe "Des Enfoirés". Mais ici tout se fait au dernier moment, donc ce qui normalement se règle en 5 min parce que les musiciens ont déjà travaillé avant d'arriver pour enregistrer; ici se fait en 1h, parce que personne ne sait ce qu'il va faire avant d'arriver, et parce que l'ambiance est amicale où qu'on aille. Et qu'il est primordial de prendre le temps de s'apprécier, de se connaître, de se rencontrer...

Miguel enregistre d'abord la batterie pour le deuxième morceau de Nico. Il ne nous a exprimé que plaisir et intérêt pour ce que nous lui proposions.

La première fois que j'ai réellement découvert Nico c'était en regardant mes rushs, lors du montage de "TRINIBOA, La rue est un livre". Il avait 16 ans à ce moment là et il accompagnait l'orquestre de TRINIBOA à la trompette. J'avais été capté par son regard. Je pouvais voir ses oreilles, la concentration de son écoute dans ce regard. L'année suivante j'ai pu entendre le son de sa trompette. J'ai également pu entendre des idées de compos... Durant les deux années que j'ai passé sans voyager, nous avons communiqué Nico et moi via "msn" et il est devenu l'un de mes principaux moteurs pour faire ce voyage. Pourquoi ? 

De tous les musiciens qui interprètent le Candombe et que j'ai pu rencontrer personnellement, il est le seul à m'avoir impressionné. Il a un quelque chose qui me parle. Ses influences sont nombreuses. Le monde du Carnaval, le Candombe, de par son héritage familial, qu'il a appris comme tout le monde, dans la rue. Mais également sa formation au Conservatoire Municipal de Montevideo. Son frère ainé, Marcelo, saxophoniste qui vit en Belgique. Le travail de Nico est selon moi plus international, tout en étant uruguayen de par sa base rythmique.

 

 

 

Après cette petite pause d'humour, un petit tour dans la galerie secrète de Cilou. Pardon d'avance si on voit mal, problème de compression d'image, on a pas le choix... vous les verrez mieux bientôt.

Bonne transition...

Pause casse-croûte, surtout pour Miguel...

Miguel est venu accompagné de Mario, son ami percussionniste qui était également présent lors de l'interview.

C'est le tour de Joel, "Chopo" et Nico d'enregistrer leur "cortes". Traduction ? Ceux sont des "breaks" qu'intégrent depuis peu les tamborileros à leur Candombe. L'idée, créer un dialogue avec Miguel à la batterie et Mario aux congas. Ils ont enregistré "Una descarga", (une décharge) de Candombe. Je n'en dis pas plus, vous écouterez...

Micaela et Mario, briefing

 

Photo souvenir... obligée. Du bon filmage.

Avant de rentrer pour venir vous informer de nos faits et gestes, nous avons fait un p'tit tour avec nos " 3 Phénomènes ": Joel, Nico et "Chopo", dans leur quartier. Quartier Buceo, dans une cité H.L.M, et juste le jour de l'anniversaire de la maman de "Chopo".

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J-5 et J-4

Mardi 6 mars

Le 2 décembre 2006, à 4h10 du matin j'écrivais:" il me tarde de retrouver la chaleur de mes rues, le son de la dernière gorgée de mate, assise sur le trottoir". En terme de rues, de chaleur, de mate et de trottoir, je peux dire qu' on a eu notre dose...

 

Mercredi 7 mars

Après-midi enregistrement pour les morceaux de Nico. Ça prend forme et ça sonne plutôt pas mal...

Il y a une partie jouée par les tambours, que Sebastian (à droite) a légèrement "compliquée", c'est pourquoi Nico et lui l'enregistre.

Les tamborileros pensent surtout à leur soirée de demain. Car demain c'est leur tour d'enregistrer leur propre son et ils ont des invités prestigieux pour l'occasion.

Mais en attendant, ce sont les premières compos de Nico que nous enregistrons. Sa mère m'a confié, après avoir écouté le tout premier morceau qu'il a enregistré la semaine dernière, que Nico était super fièr et très content d'avoir la possibilité de diriger des musiciens sur ses morceaux et de pouvoir les enregistrer.

Seba est son complice dans la musique depuis toujours. Ils sont pas mal différents, Seba est une pile électrique et Nico beaucoup, beaucoup plus tranquille. Seba a une faculté pour les arrangements musicaux qui est incroyable. Je n'y connais pas grand chose mais j'ai eu l'occasion d'observer des gens dans ce domaine. Seba est super efficace et rapide. Vachement créatif et audacieux. Après, Nico a beaucoup plus conscience d'un son, d'un sentiment, d'une harmonie. C'est une impression personnelle et peut-être un peu maladroite, en tout cas c'est un plaisir de les regarder travailler ensemble.

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Réunion

Complément photos du lundi 5 Mars

 

 

 

Réunion pour organiser la fin des enregistrements.

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Sans titre...

Lundi 5 mars

Deuxième départ, dimanche, celui de Stef. Il nous reste une semaine avec Cécile pour boucler le voyage... De mon côté j'effectue un pré-bilan à chaud. Je constate un énorme apprentissage et beaucoup d'erreurs accompagnées de moments magiques. Les frustrations, les regrets et les "j'aurais dû" vont pleuvoir dans une semaine et durant des mois... C'est le jeu, il y a toujours quelque chose à regretter. Comme ce blog qui était si bien parti. Nombreux sont frustrés, déçus...

Pour eux cette dédicace...

 

Le mercredi 28 février nous avons passé l'après-midi avec William et Hector, son beau-père. William nous a présenté une partie de lui. Tout d'abord un personnage épatant, "El Aleman", Gerardo Dorado. L'un de ses meilleurs amis, à l'origine également de TRINIBOA. Ensuite, petite visite dans son quartier d'enfance, "Maroñas". Nous avons rencontré les voisins, parents de ses amis d'enfance. Les portes nous ont été ouvertes avec beaucoup d'émotion. William est de ses personnes qui laisse une trace dans la vie des gens.

 

 

Spéciale pour Paska au passage...

 

Nous laissons Le quartier de "Maroñas" pour retrouver le notre, le quartier "Goes"...

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Retour

Jeudi 22 février

Nous sommes en plein boom avec le studio, les réunions pour préparer les morceaux, c'est un va et vient continu dans la maison.

 

Vendredi 23 février

Répétition à la maison avant d'aller au studio...

Javi, "El Maestro".

Daniel "Chopo", Nico et Joel.

Javi et Claudio.

 

 

Marcos, l'ingénieur son du studio.

Iguazu, chanteur.

 

 

 

 

 

 

Samedi 24 février

Défilé de quartier dans la rue 8 de Octubre... nous avons suivis à "Màs que lonja", une Comparsa "jeune".

J'ai été impressionné par la quantité d'enfants dans la rue, à jouer, danser, rire... incroyable, j'ai jamais vu une chose pareille, une superbe fête pour tous avec beaucoup moins de pression que dans les grands défilés.

 

 

Nous avons eu notre fameuse voiture durant presqu'une heure, c'était terrible comme expérience...

 

Dimanche 25 février

Départ de Paska, difficile de voir partir un membre de l'équipe...

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De là, nous sommes partis passer la fin de journée et la nuit dans un quartier à l'extérieur de Montevideo, "El Pinar". Beaucoup de nature, de calme, des dunes de sables, la mer... tout y était.

 

 

 

Mardi 27 février

Retour au studio, je vous présente Miguel Romano, un très grand batteur d'ici qui a accepté d'accompagner Nico pour ses morceaux car il n'avait pas de batteur.

 

 

 

 

 

 

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News without pictures

Samedi 24 février

Il vient de m'arriver quelque chose de terrible et d'affreux, vacherie de machine, deux heures à vous écrire sur ce blog qui déconne complètement, je fais une manip' de travers et voilà disparou... RRRHHHAAAAAAA. Bien, c'est un apprentissage... et un défi, je repars donc...

Vous aurez remarqué que désormais nous avons des soucis sur le blog, qui pertourbent (impossible pour nous de le dire autrement), la quotidienneté de son édition. Surprise donc pour vous comme pour nous.

Surprise également, les résultats du théâtre, que vous attendez impatiemment. Le 2nd tour nous a semblé très réussi, très fluide, très pro. Mais ils n'en sont pas contents, alors il faudra attendre que toutes les cathégories se présentent avant de connaître les qualifiés pour la finale. Selon notre jugement, ils méritent amplement leur place à cette finale.

Réussite également notre projet... Notre César ! Merci Fede pour ce(s) magnifique(s) commentaire(s). Effectivement, notre première réussite est d'être là, tous les quatre, à gérer le don de soi et notre intégrité. Nous pouvons être sûrs de la sincérité de nos travaux.

Demain, c'est le début de la fin, Paska repart et je ne l'imagine absolument pas. Pour moi ce n'est pas pensable. Elle est un excellent médiateur du fait de son rôle de logistique. Elle m'apparaît être la plus équilibrée. Stef dans le son, Cilou dans l'image et moi dans l'audiovisuel (et un peu de texte), nous cherchons à traduire des émotions, des sentiments et des réflexions à travers nos différents langages. Nos affrontements sont nécessaires, ils nous permettent d'affirmer nos positions. Tout ceci se vit dans une sorte de souffrance, car nous devons défendre notre vision pour ne pas trahir notre travail.

Si dernièrement vous avez peu de texte, c'est qu'avec Stef, nous travaillons sur le projet du disque. Nous avons trouvé un studio et les sessions d'enregistrement ont commencé hier. Javier a enregistré trois morceaux, avec Claudio (basse), Yguazú (voix) et aux tambours, "mes" trois phénomènes: "Chopo", Joel et Nico (pas le même que la trompette). Javier travaille depuis longtemps avec Claudio et Yguazú, ils ont entre 27 et 38 ans. (C'est l'anniversaire de Javier aujourd'hui). D'habitude, ils jouent eux-même les tambours, en mixant avec des sons de claviers. Mais là, il nous fallait une vrai "cuerda". L'invitation, faite à Chopo, Joel et Nico, pour enregistrer est venue de soi. Ils sont toujours dispo, ont du temps et sont toujours à l'heure. Ils ont entre 20 et 23 ans et m'ont redonné une grande force dans ce projet. Cherchez le visage de Joel dans la dernière publication, regardez dans ses yeux.

Lorsque nous sommes arrivés le dimanche 7 janvier, nous avons suivis la "Cuerda" de TRINIBOA de derrière. Moi, j'entendais comme un appel, je voyais de loin une main gauche qui se distinguait et qui frappait fort. Le son de cette frappe de gaucher, sur ce piano je ne l'oublierais jamais. C'est beau...sniff.

À la fois nous avons la chance d'être dans un endroit magique, où la réalisation de nos envies, est possible. Ce fameux terrain de jeux, sacrée formation ! La magie des rencontres, avec des gens qui, comme nous, traînent une "caboche" pleine de projets, de rêves et d'envies... La possibilité de créer des choses ensemble (disons eux et nous), comme ce disque, en s'entraidant m'était inespéré.

Je reviens à cette idée "d'endroit magique", allons un peu plus loin. Pourquoi est-ce un endroit magique ? Pour l'accessibilité que nous avons à des tas de choses, tout type d'artistes, de mondes, de personnages, aux médias, à la communication. Te souviens-tu Bernardo nos longues conversations sur ces règles qui nous empoisonnent au quotidien, parce qu'elles nous limitent dans nos "Envies d'Agir"... à tel point qu'on se fatigue de lutter, qu'on s'y plie et qu'on fini par la facilité de la consommation, pour vivre vieux et bien... Heureusement, il existe des peuples d'"Invincibles Gaulois", de toutes nationalités, qui n'ont pas l'intention de baisser les bras et de se limiter.

"El pueble unido, jamas sera vencido"... disait Matthieu Pacaud lors de son passage. Ludivine et lui ont été impressionnés par l'existence d'un fort contre-pouvoir, surtout en cette période de Carnaval, mais également dans les rues avec les présences de piquets de grèves à Buenos Aires et beaucoup de slogans sur les murs de Montevideo.

J'ai l'impression qu'aujourd'hui je pourrais vous parler durant des heures, mais le défilé de "La Movida Joven" commence dans deux heures et nous devons passer saluer la famille au Q.G.

 

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Pot pourri 2 (pb blog)

Petit souci technique réparé, pas mal de nouveautés pour le projet, et du coup léger retard au niveau du blog... Voici donc un bref résumé de ces derniers jours, nous laissons les photos parler pour nous.

Lundi 19 février

Préparation de Triniboa pour le 2nd tour au "Teatro de verano" :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et le fameux Chorizo!

 

 

 

 

 

 

 

 

Vues des coulisses :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un aperçu du spectacle :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, j' (Paska) accompagne le groupe argentin San Salvador qui part jouer à Arteaga.

 

 

http://www.sansalvadorweb.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 20 février

Interview de Leo chez lui dans la matinée. La famille est au complet...

Mateo, fils de Leo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir, Pedro (patron du "62 Bar", sponsor de Triniboa) nous invite à dîner...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 21 février 

Journée tranquille en perspective, Mic et Paska partent faire un tour en ville, quelques images furtives...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis visite de Pablo qui reste dîner avec nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, Cécile aux fourneaux, ça fait du bien !

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Week-end actif

Samedi 17 février

Le vent tourne...

Visite obligatoire, le musée Torres Garcia... Balade dans le centre ville.

Nouvelle rencontre, au hasard des rues du centre ville je repère des tableaux représentant le Candombe. Nous nous sommes rapprochés et de nouvelles paroles apparaîssent... "Je suis le seul à peindre des visages aux personnages Noirs, je ne me contente pas d'une tâche marron en guise de silhouette".

Dans la série des grands tableaux au fond du cadre, le premier à gauche et le dernier représentent des scènes du monde du Candombe.

 

De là, visite au Q.G, il devait y avoir "Tablado" ce soir, mais la pluie a tout annulé. Nous attendrons ensemble, au Q.G, les résultats pour savoir si TRINIBOA passe au deuxième tour. Si c'est le cas, dernière répétition générale dimanche, et théâtre le lundi.

Ici, en Uruguay, les jours de pluie, on mange des "Tortas fritas", la traduction serait: gâteau frit. C'est de la pâte à base de farine et d'eau que l'on frit dans une poële. Cécile vous expliquera mieux que moi, vu qu'elle a été initiée à ce secret.

Photo William

L'un des sports nationaux du pays, les jeux de cartes. Aujourd'hui se sont enchaînés deux styles de jeux: la "Canasta", sorte de Rami. (Yep j'ai gagné une partie en ton honneur). Et le Truco, jeu de bleuf, qui développe tout un jargon et une gestuelle qui m'impressionne et à laquelle je ne comprends rien du tout.

Où sont les hommes???????????????

Dehors... à la mécanique.

Si vous ne savez pas quoi faire un week-end à Montevideo et bien faites un tour du côté du Q.G, c'est ambiance famille et y'a toujours quelqu'un avec qui causer un peu.

"Lito" par exemple, le grand frère de Cristina, "sacré Bonhomme, et je sais de quoi je parle". Dans ces moments importants dans la vie de sa soeur, il se doit d'être là.

 

Moi j'ai un sujet et je trouve toujours quelqu'un avec qui en parler...

Et bien résultat, nous avons rendez-vous demain pour la répétition car lundi nous allons au théâtre!!!

 

Dimanche 18 février

16h, rendez-vous à TVLibre pour une interview avec Ruben Oliveira, dans son programme "El Espejo".

L'émission est à 17H, seuls Stef et moi seront interviewés. Cécile est au reportage photo comme toujours, cependant, elle se fera piéger par Ruben, il tient à ce qu'elle passe à la Télé... Je lui fais comprendre que c'est un peu violent et impudique, mais avec un sourire et beaucoup de délicatesse.

 

 

L'expérience a été excellente, vraiment, sans une grosse prise de risque, mais une grande première tout de même. Je me suis emmêlée un peu les pinceaux à cause des traductions pour Stef, mais on n'a pas dit de conneries... dommage.

La journée est loin d'être finie, TRINIBOA est en pleine répétiton dans la rue et nous ne devons pas rater ça. Lorsque je vivais dans le quartier, toutes les répét' se faisaient dans la rue, c'était spectacle tous les jours. Ils ont déménagé dans le club Bohemio pour éviter les annulations les jours de pluies et les plaintes des voisins pour le bruit.

La rue c'est quand même unique...

Seba

Roberto y Luís

Joel

Valeria

Prénom inconnu, Daniel y Gaston

El Molina, Gaston y Pachy

Lety

 

L'organisation du temps était parfaite, et le soir nous clôturions avec un concert du Philharmonique de Montevideo, interprétant du Tango-Candombe. Impossible de vous décrire nos têtes lorsque nous avons découvert le magnifique Hôtel Del Prado, complétement vide... la soirée était gâchée.

 

Il ne nous aura fallu que 20 min, avec Javier, pour trouver une compensation rapide... Direction "los Yuyos", un bar resto fameux pour ses "Cañas" et "Grapas" aux herbes. Un repas exquis, durant lequel William nous a rejoint.

Une magnifique soirée, pleine de rires, de rêves et de complicités.

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Bilan...

Jeudi 15 février

Journée de pluie, je vous l'avais annoncé. Février est le mois le plus inconstant au niveau du climat. Pluie, soleil, froid et chaleur peuvent se succéder dans une même journée. Pour nous ce n'est pas plus mal, surtout pour moi. Ces jours-ci sans écrire je me suis reposée et j'ai essayé de prendre un peu de recul afin de voir le travail effectué.

Quand est-il? C'est pas facile de vous dire.

Je suis dans une étrange position ici moi...Il y a bien longtemps que je n'ai pas parlé de moi. Souvenez-vous, qu'est-ce-que le projet Candombe? Il nait avec "TRINIBOA, la rue est un livre" en 2004, "Montevideo, je retrouve ses rues et ses gens", (cf début du film). Ce qui veut dire que depuis 2004 ma vie tourne autour de ce projet... "C'est mon fils ma bataille...".                             À tous ceux qui ont vécu de près ou de loin la soirée à la Biscuiterie et bien ceci représente 10X plus de boulot, de responsabilités, d'inconnu, de croches-pieds. De plus, l'implication identitaire, bien qu'assumée, "pertourbe" mon comportement. Les deux cultures s'entremèlent, se complétent et s'entrechoquent un peu comme dans la chanson de Daniel Viglietti "Las agujas del reloj"

 

Las agujas de un reloj

(Daniel Viglietti)

Esdrújulo [Cancionero de Daniel Viglietti]


Las agujas de un reloj se inauguran, se saludan,
se persiguen, se adelantan, se consiguen, se anochecen,
se iluminan, se desvelan, se seducen, se retardan,
se acarician, se cohabitan, se poseen y se exploran,
se enamoran.

Las agujas de un reloj se despiertan, se trabajan,
se vinculan, se enardecen, se entrecruzan, se aguijonan,
se compiten, se onanizan, se resisten, se interrogan,
se lastiman, se dan vuelta, se equilibran, se perdonan,
se dan tiempo.

Las agujas de un reloj se concilian y se atascan,
se emparentan, se entrelazan, se embarazan, se infidelan,
se anteponen, se desatan, se penetran, se rebelan,
se oscurecen, se ladean, se separan, se detienen,
se dan cuerda.

Las agujas de un reloj mimetizan, desesperan,
se dan cita, se discuten, se saturan, se pelean,
se nostalgian, se emparejan, se erotizan, se retienen,
se liberan, se involucran, se coinciden, se cuestionan,
se tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac,
se relojean.

Las agujas de la vida,
vos y yo.

"Labuela" si tu peux nous traduire ça, on serait bien content...         

Bref, vous comprendrez facilement qu'ici, vie personnelle et projet professionel courent , plongent et rament main dans la main. Ce qui signifie que le projet dépend entièrement de mon humeur et que donc l'Equipe dépend de mon humeur !!!! Tous les pros vous le dirons, "erreur fatale !". Mais comment fait-on les choses avec coeur, passion tout en séparant la vie personnelle de la vie professionnelle? Allez, les expérimentés, aidez-moi, je sais que BEAUCOUP d'entre vous pourrons glisser ici un conseil ou deux. Je vous sollicite parce que c'est pas toujours évident de se rassurer, ou de se poser les bonnes questions. Le projet avance, nous avons vécu d'incroyables rencontres, de beaux moments et trouver beaucoup de réponses à nos  questions. Mais nous vivons également des frustrations, des remises en questions, des désaccords et le fait de porter ce projet dans mes trippes m'encombre l'esprit et ne laisse pas suffisemment d'espace aux autres. Par chance, notre amitié nous rend plus forts que les mauvaises surprises que peut parfois cacher l'esprit humain...

N'ayant pas trouver William la veille, je l'ai pisté au téléphone toute la journée, une fois retrouvé nous lui avons donné l'ordre de ne pas bouger et sommes allés le chercher au Q.G. L'ambiance y était féminine, les danseuses en plein tri de costumes avec Cristina.

 

Roberto dort, Nico écoute un peu de musique, les femmes envahissent le salon...

  

Foot, bière et politique: devise uruguayenne...

De notre côté, c'est relâche, avec mes 5 compatriotes, nos hôtes et William. Prémisse à la maison avec un peu de Caïpiriña (grande découverte pour moi, vive la Cachaça). Les pieds se chauffent, il ne manque plus que la Zic et la piste de danse...

 

Cette soirée nous a fait beaucoup de bien à tous et nous n'avons presque pas parlé de Candombe. Oui parce qu'il paraît qu'il n'y a pas que ça dans la vie. Nous n'avons pas non plus parlé du thème de la voiture, nous savons que William est très mal avec cette histoire. Mais ce soir c'est fête... Direction "El Zabache" pour une soirée Samba, avec de la musique en direct. Je n'avais jamais osé danser la Samba (ni aucune autre danse d'ailleurs), mais là il était impossible de résister, les pieds sautillaient tout seuls. Nous nous sommes défoulés et ça fait un bien fou. La nuit aurait pu être douce et profonde... mais... Paska prenait le bus à 7h, direction Buenos Aires, pas question de perdre du temps, nuit blanche pour les filles...

  

 

            

 

Vendredi 16 février

...et ça continue donc... Balade matinale dans Montevidéo avec la volonté de faire des prises de vues...

 

   

...danser la Samba ou devenir une star je choisis la Samba et je fais la star...dans mes rêves. En parlant de star, je vous annonce que dimanche nous sommes invités à un programme télé, sur une chaîne cablée de Montevideo, "TV libre", le programme s'appelle "El Espejo", dimanche après 16h (19h chez vous). Il existe certainement un moyen de regarder via internet, nous vous en dirons plus dès que possible.

Mathieu et Ludivine ne peuvent pas passer par Montevidéo sans rencontrer TRINIBOA, et coup de bol, ce soir ils avaient un "Tablado"; on appelle ainsi les scènes de quartiers installées pour le Carnaval, juste à côté de chez nous... Il y a je crois une certaine fierté chez nous lorsque nous leur présentons tous nos amis du Q.G et plus grande encore est la fierté lorsqu'ils apparaissent avec toutes leurs couleurs et toute leur magie.


Cristina surveille...

 

 

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Pot pourri

Jeudi 15 février

C'est en tant que directrice du projet, rédactrice du blog et fille de "labuela" que je glisse ici un petit Nota Bene... C'est de l'humour... que personne n'explose ni ne s'insurge... c'est de la provocation. La famille Diaz comme elle est nommée, est investie dans ce projet pour une question de chair, de sang et d'identité culturelle. Leur présence ici est très importante pour moi, tout comme celle de mon "chef préféré", toujours là pour un conseil, un coup de main, une réponse... La présence de chacun d'entre vous compte beaucoup, quelque soit la forme d'intervention...

Et maintenant, un pot pourri des derniers jours...

Mardi, j'ai craqué et j'ai pris la décision de louer une voiture pour trois jours. Le besoin de résoudre ce problème en vitesse, sans perdre de temps et l'envie de se déplacer à sa guise ont eu raison de moi. 105$ pour trois jours, avec 800$ de garantie sur une carte de crédit ou en espèce.

Paska au volant...

Il fait très chaud en ce moment, ça ne devrait d'ailleurs pas tarder à exploser à nouveau, le concours du théâtre va encore prendre du retard... Difficile de sortir dans la rue, la chaleur nous assomme. Mieux vaut organiser une partie de courants d'air dans la maison et attendre que la nuit tombe pour sortir... Comme les vampires!

 

La Rambla de Montevideo by n....

 

Mercredi, réveil "franchouillard" à l'arrivée de Mathieu Pacaud et Ludivine son amie. De passage pour quelques jours.

 

Non, il n'est pas en train de rédiger une chartre ou quoi que ce soit de ce style... il est en vacances. (pour ceux qui le connaissent).

 

Spéciale dédicace pour Fede...

 

 

 

Photo Paska

 

 

Encore une magnifique journée. Interview du député Edgardo Ortuño, seul Afro-uruguayen du gouvernement. Son lien et son engagement avec le Candombe sont fort. Il lutte pour la revalorisation de l'apport des cultures Afro en Uruguay. La mise en place d'une date commémorative en l'honneur du Candombe et de l'égalité des races lui semble être un pas important dans cette démarche de revalorisation.

Paska et moi devions rejoindre William hier, on ne l'a jamais trouvé, mais dans nos recherches j'ai vécu une toute première expérience de Casino... Pas super drôle, je préfère largement nos parties de Pictionnary...

 

Photo Paska

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Week-end

Samedi 10 Février

(Mika se décharge et m'oblige à poursuivre l'écriture de ce... blog. Paska (également obligée de signer))

Alors... Journée à l'image de Balt.

Fatigués, dépités (de ne toujours pas avoir de voiture et du coup de ne pas pouvoir avancer), on traîne, on tourne en rond, on cogite...

Jusqu'à l'arrivée de William qui vient nous rendre visite avec ses bongos et discuter avec Mica.

Natalia, fan de macramé, se lance dans un objet non identifié mais à l'air ambitieux.

Pour égayer la soirée, on goûte à la fameuse cachaça brésilienne, après quoi on se motive pour aller à un tablado dans le quartier. On arrive tout juste pour assister à la représentation de "Falta y Resto", la murga dirigée par El Alemán.

Photo Paska (j'assume même la photo pourrie Cilou ayant des crampes au doigt)

 

Dimanche 11 février

Dès le matin (enfin dès notre réveil), le soleil nous invite à mettre le nez dehors. Les filles filent au marché faire des réserves de feuilles à rouler (difficile d'en trouver des fines avec un collant, juste pour prévenir les éventuels futurs voyageurs...) et puisqu'on a pas de voiture pour nous permettre d'aller prendre les plans qu'on voudrait, autant profiter de la journée. Mate et ballon de foot sous le bras, on embarque Javier et Natalia avec nous.

Au programme, balade dans le quartier du Prado, visite du musée Juan Carlos Blanes...

... mate dans un parc ("si vous parlez pas, on dirait vraiment des Uruguayens", dixit Javier), foot-moitié-catch, volley... Bref, ptit moment défoule qui fait du bien. 

Gustavo, un ami de Javi & Naty nous rejoint et nous emmène tous faire un tour en voiture, découvrir le quartier del Cerro de nuit. C'est agréable de passer un moment avec Javier et Natalia dans un autre lieu qu'à la casa, de les découvrir un peu mieux. Pour finir en beauté on va manger des ptits poissons grillés en bord de mer, et comme on a pas eu assez de sport pour la journée, on se refait un foot en attendant le bus...

Le week-end s'achève enfin à la maison en discutant autour d'une petite caipirinha (on y prend goût, même Mika ojo...).

PS: Mika ne reprendra la plume que quand Bernardo et Guy le Russe, et tous les autres reprendront leurs commentaires. Ne laissez pas le monopole à la famille Diaz, battez-vous !!!

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Spécial "Llamadas"

Vendredi 9 Février

Il y a deux ans le défilé de las Llamadas se déroulait un 5 février, jour de mon anniversaire. Information qui n'a aucun intérêt à première vue et pourtant on ressent quelque chose, un petit je ne sais quoi de fierté. Cette année ça tombe le jour de l'anniversaire d'une personne très spéciale : tonton Yep, alors je me permet, à travers le blog, de lui souhaiter un joyeux anniversaire et de lui dédicacer cette photo...

"El Chivito" de la calle L.A. de Herrera y casi Rivera... Pa'l Tío. Rien à voir avec le défilé...

 

Après cette note perso et avant la magie du défilé, une rencontre fort intéressante.

À gauche Mario, excellent percussionniste qui accompagne Coco Moraes et à droite Miguel Romano, grand batteur (frère du bassiste "Popo Romano"). Dans la liste de gens à rencontrer que m'a donnée Leo Masliah, apparaissait le nom de Miguel. Pourquoi ? Miguel est celui qui a effectué le travail de transposer les coups des trois tambours du Candombe à celle d'une portée de batterie.

 

Aujourd'hui il travaille sur un projet avec son ami Mario (nous vous donnerons son nom, c'est que ça nous a échappé). Leur idée, essayer d'exporter le "jeu" du Candombe afin qu'il soit enseigné ailleurs comme pratiquement tous les rythmes qui existent. Ils sont en contact avec des conservatoires en Hollande, en Espagne... mais aucun en France. Pour l'instant. De là est née une idée pour une expérience, utiliser Stefle comme cobaye. Lui faire déchiffrer la partition devant une batterie afin de voir ce qui en résulte.

Natalia nous a accompagnés une fois de plus, ses questions sont pertinentes car elle est d'ici et comprend parfaitement notre démarche.

 

Nous n'avons pas encore dérusher et l'interview est un peu floue dans ma tête. Nous enchaînons avec las Llamadas, nous passons d'un monde à l'autre tout en étant dans le même univers, celui du Candombe.

Tout commence naturellement par une mise en place dans le quartier, le maquillage, les vêtements, les photos, les dernières répétitions, les conseils, l'alcool et l'attente, surtout l'attente.

Longue période durant laquelle la rue et l'entrée du Q.G subissent un perpétuel va et vient.

 

 

 

Ensuite, les feux se forment, on chauffe les peaux, "la afinación", lorsqu'on accorde son instrument.

 

La pluie a failli gâcher notre fête... Certaines Comparsas ont donc ... INFO DE DERNIÈRE MINUTE :    je viens d'apprendre les résultats du défilé, TRINIBOA est 14ème... je n'arrive pas à le croire, c'est pas possible. Première : C1080, ensuite SARABANDA, puis ELUMBE. Nous tâcherons de voir leur travail afin de voir si vraiment c'est de si loin meilleur. J'ai des doutes.

Bref, donc certaines Comparsas ont défilé sous la pluie, c'est cruel. Pour nous, par chance la pluie s'est arrêtée juste à temps.

 

C'est parti... Si je parcours cette traversée à demi "chairedepoulisée", c'est moins par la force de la tradition et de l'histoire que par la force sonore des tambours dans cette rue. Dans le quartier "Sur" où a lieu le défilé, les rues sont plus étroites, le son ne se disperse pas autant et les musiciens s'entendent mieux. Si l'on arrive un instant à faire abstraction de la folie qui nous entoure on peut sentir le battement de la rue.

Un thème important dans notre sujet au fur et à mesure que l'on avance. Il s'impose à nous, alors qu'il n'était pas prévu, bien qu'il ait toujours été moteur : la partie ÉCONOMIQUE. C'est triste mais il existe une énorme injustice à ce sujet, beaucoup de participants meurent de faim pendant que les organisateurs "s'en mettent plein les poches" (c'est ma colère qui parle).

En rapport avec ce que j'ai filmé lors du défilé Inaugural, je cherche aujourd'hui de nouvelles images, de nouveaux cadres, de nouvelles couleurs. Profiter pour corriger les erreurs. Pas rien de filmer Las Llamadas avec trois amis "français" dans le cadre d'un projet Défi Jeune. Las Llamadas c'est un monde à part et il faut le vivre pour comprendre...

"Mama Vieja Atrevida"

En l'observant de près durant le défilé j'essaye de voyager dans le temps et de capter l'essence de ce personnage. Sévère et provocante, coquette intimidée. Femme d'un certain âge, enrobée, magnifique sous ses jupons colorés. Traditionnellement, les robes des Mamas Viejas étaient blanches. Et l'on pense, "lieu commun", que ce personnage était à l'origine une lavandière. On dit également que les maîtresses de maison offraient à leurs esclaves leurs vieux atouts pour cet évènement qu'était la fête de Saint Balthazar, le Roi Mage noir, le 6 janvier.

 

De ces caméras qui gênent le défilé avec leur cables et leurs interviews, sortent des images qui voyagent dans le monde entier. $$$

Lety à droite, tout en fushia, a travaillé toute la journée et le soir elle s'est préparée pour défiler. Elle a dû se rafistoler un costume parce que Juan Carlos, le costumier, a pris beaucoup de boulot cette année et il n'a pas pu finir le sien. Elle avait un sourire radieux.

14ème, j'arrive pas à le croire...

 

Pour nous c'était la meilleure Comparsa et nous avons passé un moment unique, "Arriba TRINIBOA". Je nous vois d'ici, savourant le reste de notre vie cette expérience partagée qui pèse sur nos épaules.

 

L'idée de faire réparer la voiture de William pour l'utiliser était bonne, mais la mécanique a ses secrets que seuls les mécanos connaissent. "¡Ah si estuviera el Tata!". Ça arrive, nous avons pris le risque, un mois après notre arrivée nous n'avons toujours pas de voiture et nous perdons du temps pour une quantité de choses. Nos quelques jours de repos pour aller voir l'océan sont en périls, nous perdons beaucoup d'argent dans les taxis. "Ah vooouuusss vouliez jouer les grands!!!!". Bref, mais rien de très grave, tout le monde est en vie, en forme, content. Nous sommes une Équipe de Choc.

"Mama", ton explication sur "l'attitude négative" était très intéressante, dommage qu'elle soit en espagnol et que beaucoup n'y ont pas eu accès... Il me vient d'ailleurs une pensée pour mon père et peut-être mes frères, ne se retrouvent-ils pas dans la position de traducteurs avec ce bilinguisme?

Attendez l'année prochaine pour venir en Uruguay, là, l'été va bientôt finir, vient la reprise des classes, c'est un peu moins la fête tout de même. Pour un premier voyage...

Donnez-moi la salle de Neuilly et je vous sers un Zest d'Uruguay!!!!!!!!!!!! (blague à part).

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Eduardo

Jeudi 8 Février

Toujours pas de voiture... Le rendez-vous du jour, Eduardo Daluz.                   http://www.eduardodaluz.com                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Mais avant la prochaine interview, il faut dérusher l'antérieure, Gustavo Goldman. Il s'est passé quelque chose d'imprévu et d'intéressant. Javier et Natalia se sont installés avec nous. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Après avoir écouté avec beaucoup d'attention les explications d'un musicologue uruguayen, qui connaît le sujet, Javier et Natalia étaient super inspirés, d'accord avec certaines parties et pas avec d'autres. C'est une espèce de "début de retours" qui permet de remettre en question la trame du film avant même qu'il soit fait... Je ne sais pas si je suis très claire alors je vous donne un exemple. Nous terminions l'entretien de Goldman et comme d'hab j'ai laissé tourner la caméra jusqu'au dernier moment. Donc vers la fin de la cassette, G.G fait allusion au "fantasme" qui naîtrait aujourd'hui dans le Candombe, basé sur une relation très forte entre le Candombe et la religion. J'avoue ne pas y avoir prêté attention, ni sur le moment, ni en visionnant. Et pourtant ça a fortement choqué Javier et Natalia. Le débat a démarré par là. Selon Natalia il est évident que c'est parce qu'il est "blanc" qu'il ne peut y voir un rapport avec la religion. Comme par magie, plus tard nous entendrons effectivement parler de croyances...

 

À 19h30 arrivée d'Eduardo Daluz

 

 

Petite note de la réalisatrice : une présentation tout ce qu'il y a de plus normale... Pourquoi ce commentaire ? Parce que lorsqu'on est sur le point d'interroger Eduardo Daluz on se prépare avant. Et surtout on se demande sérieusement ce que l'on veut de lui. Eduardo Daluz est un des "livres" de cette histoire, un livre très particulier. Vous en saurez d'avantage. En attendant, je dois donc m'interroger sur la manière de s'approcher et de se présenter. J'ai posé une question banale parce que jusque là il ne s'était pas encore adressé réellement à moi. Je voulais qu'il me regarde dans les yeux pour le voir s'exprimer, lire sur son visage quel genre de personne il est. Une deuxième question sympathique pour le faire sourire et à la troisième je teste une "bombe", c'est-à-dire une question délicate. Sa réaction à ce moment là va me dire si je vais avoir accès à son histoire personnelle ou à une image. (cette fameuse réaction sert lors de toutes les interviews, mais à différentes échelles.

 

Les images qui suivent vous diront si l'Homme s'est ouvert à nous.

 

En attendant, un petit clin d'oeil de ce bellâtre hollandais qu'est notre preneur de son préféré ...

 

 

Cette rencontre avec Eduardo Daluz promet de se répéter. Nous avons beaucoup appris et de son côté les questions ne lui sont pas désagréables, au contraire, il en redemande...

Comment fonctionnent les entretiens ? J'avoue que c'est pas mal anarchique vu de l'extérieur, tout sur le vif, mais en moi ça me semble si logique. J'ai l'impression d'avoir préparé ça toute ma vie. Daluz l'a senti et pas plus de 3h après l'avoir quitté, il est apparu ici chez Javier et Natalia, avec deux amis, sa femme, sa fille et c'était la fête ici.

 

                                                  Les "Vieux" d'aujourd'hui ! Impossible de vous donner les noms des deux amis d'Eduardo parce que j'ai jamais réussi à comprendre, mais je vais me renseigner. À gauche, un Gramillero et un chanteur, et au centre, un percussionniste. Le film en dira plus...(Ça si c'est pas de la promo...).

 

Tout d'un coup, une jeune fille apparaît de nulle part, elle semble si familière et si étrangère à la fois. D'où sort cette extraterrestre avec toutes ses questions ? Que cherche-t-elle ?

 

C'était la journée spéciale Stefle, il faut dire qu'il progresse de jour en jour, à tel point qu'il a, avec succès, interprété en espagnol une chanson de Silvio Rodriguez pour nos visiteurs. Sa première chanson en espagnol "Oleo de mujer con sombrero".

 

Eduardo a lui aussi offert quelques mélodies pour l'occasion...

 

Difficile d'avoir le plaisir inconscient du moment, de l'instant. Nous vivons tout très vite, sans toujours maîtriser certains paramètres qui ne sont pourtant pas bien compliqués. Et réellement ça se construit à "l'insu de notre plein grès". J'adore cette phrase.

Heureusement, nous avons la nuit pour nous évader et ranger un peu nos têtes, ce qui n'est pas une mince affaire.

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Nico alias Arturito

Mercredi 7 février

Nouvelle interview aujourd'hui, d'un tout autre genre...

Ce jeune homme derrière la porte à gauche, c'est Nicolas Sanchez (cf blog.20janv). Trompettiste et "tamborilero". C'est lui notre homme aujourd'hui. Vous le découvrirez plus amplement dans le documetaire... Il ne faut pas tout vendre...

Moment de pause sur le tournage..."Ah c'est dur de filmer un Noir !"...                                 Endroit insolite qu'une terrasse peut-être, mais lorsque je vivais en face de chez Nico, chez Raquel en 2005, nous nous planquions sur la terrasse de chez elle et on discutait jusqu'à pas d'heure de musique, principalement de jazz.

Session de projection du documentaire de Dario Arce et Rafaël Gutierrez ;"LE CANDOMBE Afro-Uruguayen". 52min,2001, ref production@chroma-tv.com

Cette image est surtout une anecdote car il s'avère que Javier et son père apparaissent dans le documentaire...

 

Demain, une autre interview, on part dans un autre monde et pourtant il s'agit toujours de Candombe... À demain.

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