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Spécial "Llamadas"

Vendredi 9 Février

Il y a deux ans le défilé de las Llamadas se déroulait un 5 février, jour de mon anniversaire. Information qui n'a aucun intérêt à première vue et pourtant on ressent quelque chose, un petit je ne sais quoi de fierté. Cette année ça tombe le jour de l'anniversaire d'une personne très spéciale : tonton Yep, alors je me permet, à travers le blog, de lui souhaiter un joyeux anniversaire et de lui dédicacer cette photo...

"El Chivito" de la calle L.A. de Herrera y casi Rivera... Pa'l Tío. Rien à voir avec le défilé...

 

Après cette note perso et avant la magie du défilé, une rencontre fort intéressante.

À gauche Mario, excellent percussionniste qui accompagne Coco Moraes et à droite Miguel Romano, grand batteur (frère du bassiste "Popo Romano"). Dans la liste de gens à rencontrer que m'a donnée Leo Masliah, apparaissait le nom de Miguel. Pourquoi ? Miguel est celui qui a effectué le travail de transposer les coups des trois tambours du Candombe à celle d'une portée de batterie.

 

Aujourd'hui il travaille sur un projet avec son ami Mario (nous vous donnerons son nom, c'est que ça nous a échappé). Leur idée, essayer d'exporter le "jeu" du Candombe afin qu'il soit enseigné ailleurs comme pratiquement tous les rythmes qui existent. Ils sont en contact avec des conservatoires en Hollande, en Espagne... mais aucun en France. Pour l'instant. De là est née une idée pour une expérience, utiliser Stefle comme cobaye. Lui faire déchiffrer la partition devant une batterie afin de voir ce qui en résulte.

Natalia nous a accompagnés une fois de plus, ses questions sont pertinentes car elle est d'ici et comprend parfaitement notre démarche.

 

Nous n'avons pas encore dérusher et l'interview est un peu floue dans ma tête. Nous enchaînons avec las Llamadas, nous passons d'un monde à l'autre tout en étant dans le même univers, celui du Candombe.

Tout commence naturellement par une mise en place dans le quartier, le maquillage, les vêtements, les photos, les dernières répétitions, les conseils, l'alcool et l'attente, surtout l'attente.

Longue période durant laquelle la rue et l'entrée du Q.G subissent un perpétuel va et vient.

 

 

 

Ensuite, les feux se forment, on chauffe les peaux, "la afinación", lorsqu'on accorde son instrument.

 

La pluie a failli gâcher notre fête... Certaines Comparsas ont donc ... INFO DE DERNIÈRE MINUTE :    je viens d'apprendre les résultats du défilé, TRINIBOA est 14ème... je n'arrive pas à le croire, c'est pas possible. Première : C1080, ensuite SARABANDA, puis ELUMBE. Nous tâcherons de voir leur travail afin de voir si vraiment c'est de si loin meilleur. J'ai des doutes.

Bref, donc certaines Comparsas ont défilé sous la pluie, c'est cruel. Pour nous, par chance la pluie s'est arrêtée juste à temps.

 

C'est parti... Si je parcours cette traversée à demi "chairedepoulisée", c'est moins par la force de la tradition et de l'histoire que par la force sonore des tambours dans cette rue. Dans le quartier "Sur" où a lieu le défilé, les rues sont plus étroites, le son ne se disperse pas autant et les musiciens s'entendent mieux. Si l'on arrive un instant à faire abstraction de la folie qui nous entoure on peut sentir le battement de la rue.

Un thème important dans notre sujet au fur et à mesure que l'on avance. Il s'impose à nous, alors qu'il n'était pas prévu, bien qu'il ait toujours été moteur : la partie ÉCONOMIQUE. C'est triste mais il existe une énorme injustice à ce sujet, beaucoup de participants meurent de faim pendant que les organisateurs "s'en mettent plein les poches" (c'est ma colère qui parle).

En rapport avec ce que j'ai filmé lors du défilé Inaugural, je cherche aujourd'hui de nouvelles images, de nouveaux cadres, de nouvelles couleurs. Profiter pour corriger les erreurs. Pas rien de filmer Las Llamadas avec trois amis "français" dans le cadre d'un projet Défi Jeune. Las Llamadas c'est un monde à part et il faut le vivre pour comprendre...

"Mama Vieja Atrevida"

En l'observant de près durant le défilé j'essaye de voyager dans le temps et de capter l'essence de ce personnage. Sévère et provocante, coquette intimidée. Femme d'un certain âge, enrobée, magnifique sous ses jupons colorés. Traditionnellement, les robes des Mamas Viejas étaient blanches. Et l'on pense, "lieu commun", que ce personnage était à l'origine une lavandière. On dit également que les maîtresses de maison offraient à leurs esclaves leurs vieux atouts pour cet évènement qu'était la fête de Saint Balthazar, le Roi Mage noir, le 6 janvier.

 

De ces caméras qui gênent le défilé avec leur cables et leurs interviews, sortent des images qui voyagent dans le monde entier. $$$

Lety à droite, tout en fushia, a travaillé toute la journée et le soir elle s'est préparée pour défiler. Elle a dû se rafistoler un costume parce que Juan Carlos, le costumier, a pris beaucoup de boulot cette année et il n'a pas pu finir le sien. Elle avait un sourire radieux.

14ème, j'arrive pas à le croire...

 

Pour nous c'était la meilleure Comparsa et nous avons passé un moment unique, "Arriba TRINIBOA". Je nous vois d'ici, savourant le reste de notre vie cette expérience partagée qui pèse sur nos épaules.

 

L'idée de faire réparer la voiture de William pour l'utiliser était bonne, mais la mécanique a ses secrets que seuls les mécanos connaissent. "¡Ah si estuviera el Tata!". Ça arrive, nous avons pris le risque, un mois après notre arrivée nous n'avons toujours pas de voiture et nous perdons du temps pour une quantité de choses. Nos quelques jours de repos pour aller voir l'océan sont en périls, nous perdons beaucoup d'argent dans les taxis. "Ah vooouuusss vouliez jouer les grands!!!!". Bref, mais rien de très grave, tout le monde est en vie, en forme, content. Nous sommes une Équipe de Choc.

"Mama", ton explication sur "l'attitude négative" était très intéressante, dommage qu'elle soit en espagnol et que beaucoup n'y ont pas eu accès... Il me vient d'ailleurs une pensée pour mon père et peut-être mes frères, ne se retrouvent-ils pas dans la position de traducteurs avec ce bilinguisme?

Attendez l'année prochaine pour venir en Uruguay, là, l'été va bientôt finir, vient la reprise des classes, c'est un peu moins la fête tout de même. Pour un premier voyage...

Donnez-moi la salle de Neuilly et je vous sers un Zest d'Uruguay!!!!!!!!!!!! (blague à part).

Vos commentaires

1 Le Dimanche 11 Fevrier 2007 à 14:49 GMT+2, par Guayo

Y a t-il un ou une chargé de censure sur ce blog, mes commentaires n'appairaissent plus.
Sarko, sors de ce blog!

2 Le Dimanche 11 Fevrier 2007 à 17:14 GMT+2, par Saint Jacques Milanesa

Part:1
Ce commentaire "périmé" à été écrit vendredi, mais, le blog ne l'a pas accepté. Dois-je l'envoyer à nouveau..? Je me permettais alors quelque opinion extérieure, avec l'idée qu'il pouvait vous servir d'avoir un mot de loin, vous qui êtes totalement immergés dans le trouc. Ca commençait avant, par un commentaire sur le "relativisme" des gens, que Mica soulève, par rapport leur pays. Allé...

Il n'y a rien de plus sain, à mon sens, que de "dénigrer" son propre lieu de vie, en quelque sorte, d'en relever le négatif, comme il n'y a rien de plus automatique que de trouver l'ailleurs mieux "... l'herbe est toujours plus verte ailleurs...". Il faut que tu te rendes compte qu'ils ne peuvent pas avoir le même regard que toi, même si Montevideo est aussi un lieu de vie pour toi, ou que tu ne peux avoir le même regard qu'eux du quotidien... Pour moi, c'est le contraire du chauvinisme, et v'lan, c'est une conscience honnête qui ne peut pas éviter de penser à ce qu'il y aurait à améliorer, c'est constructif et plus qu'un pessimisme j'y vois une volonté d’améliorer, de vouloir que les choses soient mieux. Au contraire, décréter qu’on est bien, revient à commencer la route vers le bas.

3 Le Dimanche 11 Fevrier 2007 à 17:15 GMT+2, par Saint Jacques Milanesa

Part:2
Je me permets maintenant en tant que lecteur du blog de dire que d'ici, moi ce que je trouve vraiment intéressant dans ce que vous nous retransmettez de votre recherche, ce sont toutes ces personnes que vous rencontrez, qui font ce que le candombe et le carnaval sont aujourd'hui. Une tradition sans celui qui la porte ou celui qui la reçoit n'existerait pas. Ces mecs sont la véritable histoire du mouvement et les gardiens de la tradition, dans sa pratique, et depuis le début on sent qu’ils sont happés par cette caméra, des plus anonymes aux plus célèbres, il y a des choses à recueillir ça se sent.

Personne ne connaît l'Uruguay, encore moins le carnaval et que dire du candombe... A qui est destiné cette réalisation, me parait une question fondamentale.

Mais en tout cas, pouvoir avoir le récit de ces mecs là, me donne l'eau à la bouche. Le carnaval ou Candombe raconté par eux à un intérêt en soi : Eduardo Daluz quand même... Je vois quelque chose dans le fait que votre recherche est extrêmement pointue, mais sur un thème que personne ne connaît, vous êtes peut-être un peu trop exigeantes avec vous-même, à décortiquer le candombé, une vision plus large est peut-être possible, sans rien perdre de l’intérêt. Enfin je ne sais pas si je peux me permettre, désolé… Mais souvent on cherche loin ce qui est juste… attention à ne pas marcher dessus. Et finalement vous êtes en présence des meilleures personnes pour théoriser le candombe en 2007.

4 Le Mercredi 7 Mars 2007 à 13:50 GMT+2, par Juan

J n'ai pas eu le temps de tout lire mais je suis ok pour discuter avec toi ..... un connaiseur. dekeruza.ch le candombe depuis la Suisse que du bonheur Uruguay no maaaaasss. Tu m'a bcp emu Juan de dekeruza.

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