Eduardo
Jeudi 8 Février
Toujours pas de voiture... Le rendez-vous du jour, Eduardo Daluz. http://www.eduardodaluz.com
Mais avant la prochaine interview, il faut dérusher l'antérieure, Gustavo Goldman. Il s'est passé quelque chose d'imprévu et d'intéressant. Javier et Natalia se sont installés avec nous. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Après avoir écouté avec beaucoup d'attention les explications d'un musicologue uruguayen, qui connaît le sujet, Javier et Natalia étaient super inspirés, d'accord avec certaines parties et pas avec d'autres. C'est une espèce de "début de retours" qui permet de remettre en question la trame du film avant même qu'il soit fait... Je ne sais pas si je suis très claire alors je vous donne un exemple. Nous terminions l'entretien de Goldman et comme d'hab j'ai laissé tourner la caméra jusqu'au dernier moment. Donc vers la fin de la cassette, G.G fait allusion au "fantasme" qui naîtrait aujourd'hui dans le Candombe, basé sur une relation très forte entre le Candombe et la religion. J'avoue ne pas y avoir prêté attention, ni sur le moment, ni en visionnant. Et pourtant ça a fortement choqué Javier et Natalia. Le débat a démarré par là. Selon Natalia il est évident que c'est parce qu'il est "blanc" qu'il ne peut y voir un rapport avec la religion. Comme par magie, plus tard nous entendrons effectivement parler de croyances...
À 19h30 arrivée d'Eduardo Daluz

Petite note de la réalisatrice : une présentation tout ce qu'il y a de plus normale... Pourquoi ce commentaire ? Parce que lorsqu'on est sur le point d'interroger Eduardo Daluz on se prépare avant. Et surtout on se demande sérieusement ce que l'on veut de lui. Eduardo Daluz est un des "livres" de cette histoire, un livre très particulier. Vous en saurez d'avantage. En attendant, je dois donc m'interroger sur la manière de s'approcher et de se présenter. J'ai posé une question banale parce que jusque là il ne s'était pas encore adressé réellement à moi. Je voulais qu'il me regarde dans les yeux pour le voir s'exprimer, lire sur son visage quel genre de personne il est. Une deuxième question sympathique pour le faire sourire et à la troisième je teste une "bombe", c'est-à-dire une question délicate. Sa réaction à ce moment là va me dire si je vais avoir accès à son histoire personnelle ou à une image. (cette fameuse réaction sert lors de toutes les interviews, mais à différentes échelles.

Les images qui suivent vous diront si l'Homme s'est ouvert à nous.
En attendant, un petit clin d'oeil de ce bellâtre hollandais qu'est notre preneur de son préféré ...

Cette rencontre avec Eduardo Daluz promet de se répéter. Nous avons beaucoup appris et de son côté les questions ne lui sont pas désagréables, au contraire, il en redemande...

Comment fonctionnent les entretiens ? J'avoue que c'est pas mal anarchique vu de l'extérieur, tout sur le vif, mais en moi ça me semble si logique. J'ai l'impression d'avoir préparé ça toute ma vie. Daluz l'a senti et pas plus de 3h après l'avoir quitté, il est apparu ici chez Javier et Natalia, avec deux amis, sa femme, sa fille et c'était la fête ici.
Les "Vieux" d'aujourd'hui ! Impossible de vous donner les noms des deux amis d'Eduardo parce que j'ai jamais réussi à comprendre, mais je vais me renseigner. À gauche, un Gramillero et un chanteur, et au centre, un percussionniste. Le film en dira plus...(Ça si c'est pas de la promo...).

Tout d'un coup, une jeune fille apparaît de nulle part, elle semble si familière et si étrangère à la fois. D'où sort cette extraterrestre avec toutes ses questions ? Que cherche-t-elle ?
C'était la journée spéciale Stefle, il faut dire qu'il progresse de jour en jour, à tel point qu'il a, avec succès, interprété en espagnol une chanson de Silvio Rodriguez pour nos visiteurs. Sa première chanson en espagnol "Oleo de mujer con sombrero".

Eduardo a lui aussi offert quelques mélodies pour l'occasion...

Difficile d'avoir le plaisir inconscient du moment, de l'instant. Nous vivons tout très vite, sans toujours maîtriser certains paramètres qui ne sont pourtant pas bien compliqués. Et réellement ça se construit à "l'insu de notre plein grès". J'adore cette phrase.
Heureusement, nous avons la nuit pour nous évader et ranger un peu nos têtes, ce qui n'est pas une mince affaire.

Par cilou, Vendredi 9 Fevrier 2007 à 10:13 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)


